All of us are dead

Nouvel article sur le blog dans lequel nous allons parler de sĂ©rie et plus prĂ©cisĂ©ment d’une sĂ©rie corĂ©enne.

Avouons le depuis quelques temps les séries en provenance du Pays du matin calme rencontrent un franc succÚs. AprÚs Kingdom et Squid Game voici venu All of us are Dead disponible depuis le 28 janvier sur la plateforme de streaming Netflix.

Vous avez dit zombies ?

Le point de dĂ©part de cette nouvelle sĂ©rie corĂ©enne est un virus qui se propage au sein d’un lycĂ©e et transforme quiconque le contracte en zombie ! Mais un groupe de lycĂ©ens dĂ©cide de s’enfermer au sein de l’établissement pour tenter de survivre


Cette premiĂšre saison se dĂ©cline en douze Ă©pisodes, le rythme est bon les Ă©pisodes s’enchaĂźnent mĂȘme si je dĂ©plore quelques longueurs scĂ©naristiques qui, a mon goĂ»t, dĂ©sordonne un ensemble plutĂŽt dynamique.

Les personnages sont tous plutĂŽt bien interprĂ©tĂ©s les gentils sont relativement attachants et les mĂ©chants sont assez vite dĂ©testables. On se prend d’empathie pour le sort que l’aventure leur rĂ©serve ou on se ravi de ce qu’il leur arrive. Bien Ă©videmment je n’ai pas pu rester insensible il m’est arrivĂ© d’avoir la gorge nouĂ©e. MalgrĂ© toutes leurs pĂ©ripĂ©ties il leur arrive mĂȘme d’ĂȘtre drĂŽle et de nous faire rire !

Ce n’est pas le casse du siùcle non plus mais


Comme je le disais plus haut il est vraiment dommage que cette sĂ©rie ne rĂ©volutionne rien; surtout quand on connaĂźt la crĂ©ativitĂ© des scĂ©naristes corĂ©ens. J’aurai aimĂ© un peu plus de prise de risque dans un environnement que les spectateurs et amateurs du genre connaissent par cƓur.

En revanche All Of Us Are Dead tire sa force de la gestion de ses personnages et du sort que leur ré serve les épisodes.

Du coup on le regarde ou pas ?

En conclusion je dirai que All Of Us Are Dead est une bon divertissement. Bien que cette nouvelle aventure ne rĂ©volutionne rien au genre j’ai pris plaisir Ă  suivre les pĂ©ripĂ©ties des diffĂ©rents protagonistes et je suis sĂ»r que tout amateur de zombies prendra le mĂȘme plaisir. Étant fan de ce type d’aventure je ne peux qu’attendre une saison deux qui, je l’espĂšre, sera encore mieux que le fĂ»t la premiĂšre.

Nos mots comme des bulles

Nos mots comme des bulles disponible sur Netflix.

Nouvelle semaine, nouvel article dans lequel je vous parle d’un film d’animation disponible sur Netflix : Nos mots comme des bulles.

Une jolie bulle japonaise.

L’histoire : Cherry un ado de 17 ans trùs introverti qui a beaucoup de mal à interagir avec les autres et qui communique la plupart de son temps en Haïkus (poùmes courts) fait la rencontre de Smile qui elle dissimule un complexe physique derriùre un masque.

Cette histoire d’une heure et vingt-sept minutes est graphiquement trĂšs au point, on se balade dans un Japon trĂšs colorĂ© et trĂšs trĂšs dĂ©taillĂ©. Les personnages sont attachants l’ambiance musicale est particuliĂšrement rĂ©ussie mais il y a un MAIS. Car bien que ce film d’animation soit rĂ©ussi l’ensemble manque de rythme et mĂȘme si on ne s’ennuie pas il manque vraiment un rĂ©el quelque chose pour accompagner le spectateur et le tenir en haleine.

Si cette histoire tente de se donner un second souffle en se dĂ©coupant en deux parties le film n’est malheureusement pas Ă  la hauteur. Certes l’histoire d’amour et plutĂŽt mignonne et bien ficelĂ©e c’est la partie « intrigue » du film qui a du mal Ă  d’imbriquer. C’est dommage car le film dĂ©livre de jolis messages mais j’y reviendrai.

Sasha tu en demandes beaucoup !

J’avoue volontiers qu’avec le temps je deviens quelque peu exigeant. Je reconnais que je devrais de temps Ă  autre essayer de regarder un film ou une sĂ©rie sans y chercher quelque dĂ©faut que ce soit car derriĂšre cette aventure colorĂ©e Nos mots comme des bulles relate avec humour et simplicitĂ© la difficultĂ© que peuvent rencontrer les adolescents sur l’acceptation de soi et des premiers sentiments; le film aborde aussi la peur de vieillir, d’oublier et de mourir. Pour finir je dirai que cette aventure est Ă  regarder telle qu’elle est c’est Ă  dire un bon et joli divertissement.

Cherry & Smile

Les enfants de la Baleine

Les enfants de la Baleine

Les Enfants de La Baleine est un Shojƍ Manga d’Abi Umeda datant de 2016 mais aujourd’hui c’est de l’animĂ© que je vais vous parler. Il est composĂ© de 12 Ă©pisodes diffusĂ© depuis mars 2018 sur Netflix. Alors embarquez avec moi dans un voyage qui vous fera passer par toutes les Ă©motions. De la joie Ă  la peine, du doute Ă  la certitude laissez vous porter. 

Les Enfants de La Baleine raconte l’histoire des habitants de La Baleine De Glaise, un vaisseau dĂ©rivant sur une mer de sable.  Ils sont contraints de livrer un combat qui semble perdu d’avance face aux Forces ImpĂ©riales quand Chakuro fait la rencontre de Lycos. 

Difficile de croire que cet animĂ© soit rĂ©servĂ© aux plus de 16 ans. Une merveille d’OST mĂȘlant piano, flute et percussions, Ă  la fois douce et rythmĂ©e. De jolies couleurs des visages souriants. Mais aprĂšs quelques instants il faut se rendre compte que ces 12 Ă©pisodes ne sont pas Ă  mettre entre toutes les mains. 

À bord de la Baleine de Glaise :

La population de La Baleine est divisée en deux parties :

les MarquĂ©s, maitrisant ou essayant de maitriser un pouvoir appelĂ© « Saimia Â» connectĂ© Ă  leur Ă©motions qui condamne son utilisateur Ă  une courte vie.

Les Non MarquĂ©s dĂ©pourvu de pouvoir, vivant plus longuement. 

En QuĂȘte de LibertĂ© :

Tout commence avec cette question : Faut-il faire souffrir les autres pour survire ?

On aurait tendance Ă  rĂ©pondre oui tant l’issue semble, dĂšs les premiers instants, sombre et dramatique et qu’il n’apparait pas d’autre possibilitĂ© que celle de tuer ou ĂȘtre tuĂ©. 

Puis l’intrigue se met en place gentiment au fur et Ă  mesure que nous avançons nous sommes pris, parfois Ă  contre courant, tant le choix des personnages et leurs Ă©volutions changent et nous suprennent. 

L’espoir s’amenuise Ă  mesure que les enfants de la baleine tombent sur un champ de bataille colorĂ©, faisant face Ă  un jeune soldat de l’Empire, Ryodari, implacable et impitoyable.

Mais un mĂ©chant est-il simplement mĂ©chant ou juste submergĂ© de traumatismes et de larmes trop contenues. Car en chacun rĂ©side et se cache et ce mĂȘme chez l’ĂȘtre le plus ignoble, une partie aussi infime soit elle, une partie guidĂ©e que par une seule chose nos Ă©motions. Vous avez beau vous dire insensible, Ă  un moment vos certitudes seront balayĂ©es par des larmes, de tristesse ou de joie, dont vous ignoriez mĂȘme jusqu’à leur existence. 

Quelle est cette libertĂ© ? 

Il s’agit lĂ  d’une libertĂ© Ă©motionnelle. Celle qui rĂ©side dans le fait d’accepter de temps Ă  autre de se laisser porter par nos Ă©motions. Que celles-ci soient douces et agrĂ©ables ou bien compliquĂ©es et tristes. Nos Ă©motions nous guident et font de nous ce que nous sommes. C’est en ça que Le voyage Ă  bord de La Baleine de Glaise est un voyage unique. 

Une aventure Ă  la dĂ©couverte de nos Ă©motions. Les apprivoiser n’est pas chose aisĂ©e mais accepter que mĂȘme si la plupart du temps nous les contrĂŽlons il faut aussi accepter que de temps Ă  autres se soient elles qui nous contrĂŽlent voire qu’elles deviennent incontrĂŽlables. Elles font de nous des ĂȘtres humains et non des machines.

J’ai pris plaisir Ă  regarder ces 12 Ă©pisodes et je vous encourage Ă  faire de mĂȘme. Comme beaucoup d’animĂ©s dont je vous parle je les dĂ©couvre quelques jours avant vous en vrai amateur et nĂ©ophyte n’ayant aucune rĂ©elle connaissance dans le domaine. Encore une fois ceci n’est qu’un avis et ne rĂ©sulte que de mon ressenti personnel. 

Les Mitchell VS les machines

Les Mitchell VS les machines disponible sur Netflix depuis le 30 avril.

Les Mitchell VS les machines est un film d’animation disponible sur Netflix depuis le 30 avril et rĂ©alisĂ© par Michael Rianda qui avait dĂ©jĂ  ƓuvrĂ© avec la sĂ©rie d’animation Souvenirs de Gravity Falls dont les deux saisons sont diffusĂ©es sur Disney+.

CĂŽtĂ© scĂ©nario rien de neuf sous le soleil. Nous retrouvons comme dans beaucoup de films d’animation du genre une famille composĂ©e de quatre membres. Un dĂ©saccord entre l’ainĂ©e (Katie) et son pĂšre (Rick) quant au choix de carriĂšre de cette derniĂšre. Comme souvent nous avons aussi la maman (Linda) plus cool, comprĂ©hensive et ultra positive; mais n’est-ce pas lĂ  le rĂŽle de toutes les mamans… Et enfin, le petit dernier (Aaron) d’une dizaine d’annĂ©es un peu dans son monde, passionnĂ© par les dinosaures et trĂšs complice avec sa grande sƓur.

Que l’aventure commence !

Alors que les Mitchell partagent un dernier diner avant le dĂ©part de Katie pour son universitĂ© situĂ©e Ă  l’autre bout du pays, Rick et sa fille se disputent et l’ordinateur de Katie en est la victime collatĂ©rale. AttristĂ© par cela le pĂšre de famille dĂ©cide d’annuler le billet d’avion de sa grande et d’embarquer toute la famille Ă  travers le pays pour un dernier et palpitant voyage ENSEMBLE. VoilĂ  donc les Mitchell partis en direction de la Californie mais c’Ă©tait sans compter sur Pal entitĂ© numĂ©rique crĂ©Ă© par Mark et mis aux dĂ©chets lorsque ce dernier prĂ©sente sa derniĂšre crĂ©ation Ă  l’occasion d’un show tĂ©lĂ©visĂ©. Folle de rage Pal dĂ©cide de prendre le contrĂŽle des nouveaux modĂšles et ainsi d’assouvir sa soif de vengeance en conquĂ©rant le monde.

Chérie je veux ce chien !

Comment ne pas parler de Ce personnage ? Monchi ! Le chien de la famille. Un carlin un peu, complĂštement bĂȘ… Disons que ce chien a une personnalitĂ© qui lui est propre. Il est bien Ă©vident que le personnage de Monchi n’est lĂ  que pour faire rire les petits mais aussi les plus grands. Et ça fonctionne, ça fonctionne vraiment bien.

Lecture et relecture.

La grande force de ce film est de pouvoir ĂȘtre lu de diffĂ©rentes maniĂšres. Avec ses airs colorĂ©s Les Mitchell VS les machines plaira aux plus petits qui n’y verront qu’un dessin animĂ© relatant les aventures d’une famille et d’un chien rigolo. Les plus grands y trouveront une rĂ©elle critique et le questionnement que soulĂšve ce film sur les bienfaits ou les mĂ©faits du tout numĂ©rique et de cette ultra connectivitĂ©. On y parle aussi des enfants qui grandissent et de la crainte qu’ont les parents de les voir quitter le nid. Grace Ă  ces diffĂ©rentes lectures le film peut ĂȘtre vu et revu.

Le film aborde avec humour l’ultra connectivitĂ©.

Furby je suis ton pĂšre !

Le film est truffĂ© de clin d’Ɠil Ă  la pop culture et c’est tant mieux ! De Star Wars en passant par le Grimlins, Furby ou bien encore Les Oiseaux D’Hitchcock les rĂ©fĂ©rences sont multiples le tout arrosĂ© d’un univers musical excellent avec des thĂšmes nous replongeant avec bonheur dans les annĂ©es 80, 90 et 2000 pour les plus jeunes d’entre nous. Pour les amateurs l’OST est disponible sur Apple Music.

Clap de fin, au revoir Les Mitchell.

Pour terminer je dirai que pour moi c’est Le film de ce grand dĂ©but d’annĂ©e 2021. Malheureusement pour lui, avec tous ceux qui vont sortir ou ressortir dĂšs le 19 mai avec la rĂ©ouverture des salles de cinĂ©ma (j’ai hĂąte !!) Les Mitchell VS les machines se fera inĂ©vitablement balayĂ©… Je vous invite donc Ă  le regarder et Ă  rire, ce qui fait beaucoup de bien en ce moment. Je partage le regret de mon ami AurĂ©lien Cailloce quand il dit que ce film aurait mĂ©ritĂ© une sortie physique (blu-ray 4K avec Steelbook) en tout cas pour moi il est dĂ©jĂ  dans ma catĂ©gorie des films Ă  avoir vu en 2021.

Le Tombeau Des Lucioles

L’affiche du film Le Tombeau Des Lucioles. Disponible sur Netflix.

Oui ! Je le sais cet article n’est pas rĂ©cent. Il est juste la mise Ă  jour d’un article Ă©crit il y a quelques temps. Mais ce film, cette Ɠuvre, ce chef d’Ɠuvre mĂȘme mĂ©ritait d’ĂȘtre remis un peu sur le devant de la scĂšne tant il arrive Ă  me capter et m’Ă©mouvoir Ă  chaque fois que je le regarde et le redĂ©couvre.

Le Tombeau des Lucioles est un film d’animation japonaise sorti en 1988 rĂ©alisĂ© par Isao Takahata (Co-fondateur du Studio Ghibli dont je parlerai surement dans un prochain article.) il est l’adaptation de La tombe Des Lucioles Ă©crit par Akiyuki Nosaka en 1967.

Il raconte l’histoire Ă©mouvante, tragique et dĂ©routante de Seita un adolescent et de sa petite soeur Setsuko, plongĂ©s dans un Japon en guerre et en proie aux bombardements amĂ©ricains pendant la seconde guerre mondiale. 

Quand j’ai commencĂ© Ă  Ă©crire les premiĂšres lignes de cet article une question s’est naturellement posĂ©e : devais-je vous parler de ce chef d’Ɠuvre juste avec mes souvenirs ou devais-je le revoir une nouvelle fois ?

J’ai choisi de le regarder une nouvelle fois. Pourquoi ? 

Pour rafraichir ma mĂ©moire me direz-vous ? 

Non !

J’ai choisi de le revoir une nouvelle fois pour que l’émotion provoquĂ©e par ce chef d’Ɠuvre, car c’est bel et bien d’un chef d’Ɠuvre dont il s’agit, soit intacte et maximum. 

Je dois avouer que mĂȘme si je connais ce film pratiquement sur le bout des doigts, pour l’avoir vu des dizaines de fois, son ambiance mĂ©lancolique et son OST merveilleuse arrivent encore et toujours Ă  me surprendre Ă©motionnellement et Ă  me tirer des larmes sincĂšres. 

Au commencement .

Le film dĂ©marre sur la mort. Une mort froide et dure : celle d’un enfant. Et comme si cela ne suffisait pas l’histoire nous propulse en zone de guerre sous d’incessants bombardements. Seita et Setsuko se retrouvent dĂšs les premiĂšres minutes sĂ©parĂ©s de leur mĂšre.

Seita grand frĂšre courage doit alors apprendre Ă  se dĂ©brouiller. 

Un adolescent de quatorze ans seul dans un monde d’adulte s’efforçant malgrĂ© la guerre, la violence et la mort omniprĂ©sente, de trouver pour lui et sa petite sƓur un endroit de sĂ©rĂ©nitĂ©, de calme et de bonheur Ă©phĂ©mĂšre en espĂ©rant un retour hypothĂ©tique et quasi miraculeux d’un pĂšre engagĂ© dans la marine japonaise. Seita sera confrontĂ© Ă  des choix, souvent irrĂ©flĂ©chis mais majoritairement dĂ» au fait d’ĂȘtre entourĂ© de proches cruels et d’adultes Ă©goĂŻstes et indiffĂ©rents. 

Fuyez ou suivez.

Cette fresque nippone peut rebuter certains tant son histoire dure et crue sous certains aspects, nous confronte visuellement Ă  la dĂ©tresse de ces deux enfants qui, comme beaucoup d’autres, ont subi un sort qu’ils ne mĂ©ritaient pas. 

Mais si vous laissez une chance Ă  cette histoire de vous toucher et que vous suivez nos deux hĂ©ros malheureux vous dĂ©couvrirez alors que derriĂšre ce rĂ©cit se cache une magnifique ode aux valeurs familiales et Ă  l’amour infini et indestructible d’un frĂšre et d’une sƓur. 

Alors Sasha dis-nous tout !

En conclusion je dirai que cet instant de vie et de mort est un hĂ©ritage et un hĂ©ritage prĂ©cieux qui doit ĂȘtre vu, vu, vu et revu. Qu’il est des histoires qui, Ă  l’image de la vie, ne finissent pas sur une note positive. Des histoires qui relatent juste des faits sans artifices avec pudeur et sincĂ©ritĂ©. C’est ça Le Tombeau des Lucioles, une histoire, triste, mais une histoire qu’il ne faut surtout pas oublier.  

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