Rencontre avec Olivier Neveux

Nouvel article dans lequel je vais vous parler de cinĂ©ma, de court, de moyen et de long mĂ©trage mais aussi de musique puisque j’ai eu le plaisir dĂ©changer avec l’acteur Olivier Neveux.

Pour celles et ceux qui ne te connaissent pas qui est Olivier Neveux ?

Olivier Neveux : Je suis un artiste j’entends par ces mots que je ne me contente pas d’une seule discipline. Depuis l’adolescence voire mĂŞme l’enfance je suis animĂ© par ces activitĂ©s de musique, d’Ă©criture, de chant et d’acting. Je me considère naturellement comme un acteur, un song writer et un chanteur.

Se sont des disciplines qui se rejoignent et se complètent. Quand tu interprètes une chanson il faut savoir entrer dans le personnage de sa chanson comme le fait un acteur. Je trouve que le chant est une expression encore plus intime que de l’acting.

Oui car j’ai dĂ©couvert, par hasard, avec l’album Baby Hyde que tu Ă©tais aussi un chanteur ! Raconte moi !

Olivier Neveux : Haha ! (Rires) C’est cool que tu me parles de ça ! Pendant longtemps j’ai menĂ© une carrière d’acteur mais aussi de chanteur et cet album (Baby Hyde) rĂ©alisĂ© il y a dĂ©jĂ  quelques annĂ©es, avec une superbe Ă©quipe de musiciens et qui a pas mal circulĂ© en radio lors de sa sortie. S’en est suivie une longue pĂ©riode durant laquelle j’avais faim de scènes et de concerts ce que j’ai pu faire avec mon groupe ou juste en piano voix. D’ailleurs je peux t’annoncer que je suis actuellement en prĂ©paration d’un projet menant Ă  un nouvel album car la scène me manque.

J’aimerai que l’on aborde les diffĂ©rents courts mĂ©trages dans lesquels tu as pu jouer et notamment « Comme nous » oĂą ton personnage est un homme exĂ©crable.

Olivier Neveux : « Comme nous » est un court mĂ©trage d’Hadrien Fiere qui est un jeune rĂ©alisateur. C’est lui qui m’a sollicitĂ© pour ce rĂ´le d’AndrĂ© qui est un personnage tout Ă  fait dĂ©testable. Mais en tant qu’acteur mon rĂ´le, mon travail n’est pas de juger le personnage que l’on est en train de jouer mais d’entrer dans ses manches, dans ses habits et surtout dans sa tĂŞte sans en faire une caricature.

Le personnage a été très intéressant à jouer car il avance masqué à pas feutrés. Et pour tout acteur les rôles antipathiques ou de méchants sont jouissifs et jubilatoire à jouer car tu entres dans des ambivalences.

J’aimerai que l’on continue avec un autre court mĂ©trage qui s’appelle « Simplet ».

Olivier Neveux : C’est un film du rĂ©alisateur Franck Victor qui tourne Ă©normĂ©ment de courts mĂ©trages c’est un mode d’expression très fort chez lui qui en tourne une dizaine par an. Dans Simplet je suis accompagnĂ© de Maxime Fabia qui joue le rĂ´le du pauvre bougre qui est sous l’influence de mon personnage, un malfrat sans envergure qui vit de diffĂ©rents trafics et dont la seule ambition est de rĂ©cupĂ©rer un maximum d’argent. Je m’arrĂŞte un instant sur Maxime car je trouve dommage de ne pas le voir dans plus de projets car il a vraiment un truc.

On a tournĂ© ça en une demie journĂ©e avec Franck camĂ©ra Ă  l’Ă©paule. J’ai adorĂ© cette expĂ©rience.

J’aimerai que l’on aborde ensemble la manière dont tu t’appropries un rĂ´le. Comment procèdes tu ?

Olivier Neveux : J’ai un principe qui est de ne jamais m’engager sur un projet sans avoir lu le scĂ©nario avant mais aussi et surtout sans avoir rencontrer le rĂ©alisateur. Bien Ă©videmment qu’un rĂ©alisateur choisit ses acteurs mais je suis persuadĂ© que l’acteur peut aussi choisir son rĂ©alisateur. Pour moi l’acceptation ou non d’un projet passe par un rĂ©el Ă©change durant lequel nous discutons, avec le rĂ©alisateur, autour de la diffusion de son film de son degrĂ© de professionnalisme etc… Alors se ne sont pas des questions que l’on pose comme ça mais on est plus dans l’ordre du ressenti. Pour exemple j’ai eu dernièrement un coup de foudre pour un scĂ©nario (secret est gardĂ© concernant le film) et j’ai acceptĂ© le projet deux jours avant le dĂ©but du tournage.

Je suis Ă©tonnĂ© que l’on n’ait pas encore vu Olivier Neveux Ă  la rĂ©alisation. C’est quelque chose qui te tente, c’est un projet ou alors pas du tout ?

Tu poses les bonnes questions ! (rires) J’ai un projet de court mĂ©trage en tant que rĂ©alisateur mais qui n’en est qu’Ă  ses dĂ©but puisque je suis en train de terminer l’Ă©criture du scĂ©nario. Par la suite je me mettrai en quĂŞte d’un coproducteur. J’ai envie de diriger des acteurs de pouvoir insuffler mes envies et mes idĂ©es tout en laissant le chambre libre Ă  la crĂ©ation et Ă  l’acting des actrices et acteurs que j’aurai choisi. D’ailleurs je ne sais toujours pas si je jouerai dans ce court mĂ©trage.

Dernière question que peut on te souhaiter pour la suite ?

Que peut on me souhaiter pour la suite… (silence) De rĂ©aliser mes projets d’en avoir d’autres, de continuer encore et toujours Ă  raconter des histoires mais surtout de prendre autant de plaisir que j’en prends depuis que je fais ce fabuleux mĂ©tier.

Je tiens une nouvelle fois à remercier Olivier Neveux pour sa gentillesse et sa grande disponibilité.

VoilĂ  c’est tout pour aujourd’hui et n’oubliez pas que le plus important reste Ă  dĂ©couvrir, s’amuser et le partager.

Rencontre avec Alban Aumard

Alban Aumard

Nouvel article et nouvelle rencontre autour du Festival de la Fiction de La Rochelle.

J’ai cette fois le plaisir d’Ă©changer avec un comĂ©dien français en la personne d‘Alban Aumard connu pour interprĂ©ter ces derniers temps le personnage de Gary dans « Un si grand soleil« .

J’ai dĂ©cidĂ© de revenir avec lui sur deux courts mĂ©trages, dans lesquels il a jouĂ© et qui sont moins connus du grand public.

La première question que j’ai envie de te poser c’est comment vas-tu ?

Je vais très bien, je suis très content d’ĂŞtre Ă  La Rochelle c’est une ville que j’adore, ça fait 30 ans que je viens notamment pour les Francofolies. Je me souviens d’un cargo amarrĂ© au port et dans lequel j’ai jouĂ©.

Je voudrai que l’on revienne sur deux Ĺ“uvres moins connues du grand public, deux courts mĂ©trages, « L’homme de la rivière » et « Lettre Ă  mon fils« .

Vous souhaitez voir les longs mĂ©trages avant d’aller plus loin ? Cliquez !

« L’homme de la rivière » « Lettre Ă  mon fils« .

« L’homme de la rivière » c’est l’histoire d’un homme qui vit seul, qui va toujours pĂŞcher au mĂŞme endroit jusqu’au jour oĂą il s’aperçoit que son coin de pĂŞche a Ă©tĂ© squattĂ©. J’ai pris beaucoup de plaisir Ă  jouer ce personnage. J’ai Ă©normĂ©ment rĂ©flĂ©chi sur le thème de la solitude.

Est-ce que l’on peut voir la solitude de ce personnage comme une carapace ?

Bien sĂ»r ! Cette solitude s’est son rempart et mĂŞme si le personnage est en quĂŞte de sociabilisation le fait d’ĂŞtre confrontĂ© Ă  l’autre lui est insupportable car cela le sort de sa routine.

Peux-tu nous maintenant en dire plus sur « Lettre Ă  mon fils » ?

C’est un court mĂ©trage de fin d’Ă©tude de L’ESEC : École SupĂ©rieure d’Ă©tudes cinĂ©matographiques. Encore une fois on est sur une histoire de solitude (rires) c’est un thème que j’aime travailler.

Comment et pourquoi avoir choisi de participer Ă  ce projet de fin d’Ă©tude ?

Comme pour tout autre projet dans lequel j’ai travaillĂ© j’ai passĂ© un casting. Pour ce court mĂ©trage je devais jouer un monologue de Forest Gump.

C’est un autre plaisir que de jouer avec et pour des dĂ©butants ?

Je trouve ça gĂ©nial de faire ce genre de chose car tu travailles avec des personnes qui dĂ©couvrent le mĂ©tier. C’est très sympa de se laisser diriger par des gens qui n’ont aucune expĂ©rience cela permet la confrontation d’idĂ©es entre fougue et expĂ©rience.

Le 12 octobre prochain sort au cinĂ©ma le film d’animation « Le Petit Nicolas : Qu’est-ce que l’on attend pour ĂŞtre heureux » (cliquez pour voir la bande annonce) dans lequel je prĂŞte ma voix au surveillant le bouillon.

Le doublage c’est quelque chose que tu apprĂ©cies ?

C’est un autre exercice, une autre facette du mĂ©tier de comĂ©dien que j’apprĂ©cie aussi.

Dernière question que peut-on te souhaiter pour la suite ?

De participer encore et toujours de beaux projets. De raconter toujours plus d’histoires au cinĂ©ma ou Ă  la tĂ©lĂ©vision et bien Ă©videmment de revenir aussi souvent que possible Ă  La Rochelle.

Je remercie Alban Aumard pour sa gentillesse et sa spontanéité.

Rencontre avec Vincent Abbal

Nouvel article consacrĂ© une nouvelle fois Ă  la « nouvelle vague » de scĂ©naristes et rĂ©alisateurs peu connu aujourd’hui mais dont les noms raisonneront dans les prochaines dĂ©cennies. Et c’est toujours Ă  l’occasion du Festival de la Fiction de La Rochelle que j’ai pu Ă©changer avec l’un d’entre eux : Vincent Abbal.

Peux-tu te présenter à celles et ceux qui ne connaissent pas encore ?

Bien sur, je suis Vincent Abbal, scĂ©nariste et rĂ©alisateur. J’ai grandi sur l’ile de la RĂ©union endroit multiculturel. Je n’Ă©tais pas prĂ©destinĂ© Ă  faire du cinĂ©ma. Je me suis orientĂ© vers une formation dite « classique » surement poussĂ© par une pression familiale mais j’ai toujours eu ça en moi. Faire du cinĂ©ma me rongeait de l’intĂ©rieur et j’ai dĂ©cidĂ© de tout plaquĂ© pour assouvir ma passion. Je me suis donc rĂ©orientĂ© en intĂ©grant 3IS, l’Institut International de l’Image et du Son de Bordeaux.

S’agit-il de ton premier court mĂ©trage ?

Non, j’ai dĂ©jĂ  co-Ă©crit et co-rĂ©alisĂ© un premier court mĂ©trage qui s’appelle « Un juste pour un juste » qui raconte l’histoire d’une Ă©migrĂ©e marocaine qui entre illĂ©galement sur le territoire français en compagnie de son frère et qui se voit dans l’obligation de rembourser ses passeurs en moins d’une semaine. Tout au long de son pĂ©riple elle fera une belle rencontre mais je n’en dirai pas plus pour laisser l’intrigue intacte.

Est-il visible par le grand public ?

Pas encore, il est encore dans sa phase de distribution en festivals mais sera disponible sur Viméo fin 2022.

Quelles sont tes influences cinématographique ?

J’ai beaucoup d’affection pour le cinĂ©ma asiatique, je pense bien Ă©videmment Ă  Bong Joon-Ho et Park Chan-Wook pour le cinĂ©ma Sud-CorĂ©en ou encore Hong-Kongais avec Chungking Express rĂ©alisĂ© par le Grand Wong Kar-Wai. En rĂ©alitĂ© je n’ai trouvĂ© que très peu d’inspiration au sein du cinĂ©ma français.

Peux-tu nous en dire plus sur ta présence au Festival de la Fiction de La Rochelle ?

Je suis ici pour trouver un producteur pour un projet d’un nouveau court mĂ©trage.

Peux-tu nous en dire plus sur ce nouveau projet ?

J’aborde le milieu des Skinhead. Je raconte une vĂ©ritable histoire celle d’un repenti que j’ai rencontrĂ© et qui m’a racontĂ© son histoire. Je l’ai Ă©coutĂ© sans discontinuer et Ă  la fin de son rĂ©cit je me suis dit qu’il fallait absolument que je l’adapte et le rĂ©alise. Pas seulement parce que c’Ă©tait une histoire vĂ©cue mais aussi et surtout parce que cela m’a ramenĂ© Ă  une pĂ©riode de ma vie avec laquelle j’avais besoin de me libĂ©rer.

Emotionnellement ça a Ă©tĂ© compliquĂ© pour moi de me replonger dans tout cela mais plus j’y replongeais et plus je me sentais libĂ©rer d’un poids. Ă€ la fin de l’Ă©criture du scĂ©nario je me sentais Ă  la fois vide de tout mais tellement plus lĂ©ger.

Deux questions en une, quelles sont tes influences musicale ? et quelle place à la musique pour toi dans un court ou un long métrage ?

Je me suis aperçu que la musique prenait de plus en plus d’importance dans ma façon de diriger les acteurs. Je m’en suis rendu compte lors de mon premier court mĂ©trage dans lequel mon actrice Ă©coutait de la musique pour se concentrer et se mettre en condition . La psychĂ© n’est vraiment pas la mĂŞme lorsque tu tournes une scène si tu as ou non Ă©coutĂ© de la musique avant.

Dernière question que je pose à tous mes invités, que peut-on te souhaiter pour la suite ?

Trouver un bon collaborateur avec qui travailler sur le long terme et continuer d’Ă©crire et de raconter des histoires joyeuses ou tristes mais qui m’appartiennent et me font vibrer.

Rencontre avec Arthur Rupert Meinsfeld

Arthur Rupert Meinsfeld & Florian Le Tavernier

Nouvel article encore et toujours consacrĂ© au Festival de la Fiction de La Rochelle. Je suis parti Ă  la rencontre des jeunes talents d’aujourd’hui qui seront Ă  coup sur les rĂ©alisateurs et les producteurs des fictions de demain. J’ai eu le plaisir d’Ă©changer avec Arthur Rupert Meinsfeld (pas facile Ă  dire !) qui a bien voulu se prĂŞter au jeu des questions rĂ©ponses.

Avant toute chose peux-tu te présenter pour celles et ceux qui ne te connaissent pas encore ?

ARM : Je suis auteur rĂ©alisateur et producteur je travaille en binĂ´me avec Florian Le Tavernier qui n’est malheureusement pas prĂ©sent au Festival de la Fiction de La Rochelle. On Ă©crit, on rĂ©alise et on produit Ă  deux des films.

Quel a été ton parcours ?

ARM : J’ai commencĂ© Ă  Ă©crire et Ă  rĂ©aliser dès l’âge de 16 ans. Il s’agissait de petits courts mĂ©trages d’une dizaine de minutes. Je tenais dès le dĂ©part Ă  travailler avec des acteurs professionnels pour avoir un vrai rendu mĂŞme si Ă  16 ans je n’avais pas toutes les connaissances des mĂ©tiers de l’image. Après le bac j’ai choisi de faire une formation d’Ă©cole de cinĂ©ma Ă  Bordeaux oĂą j’ai gagnĂ© en connaissances et en expĂ©riences. J’ai fait une dernière annĂ©e Ă  l’EICAR de Paris.

J’ai Ă©voluĂ© en faisant un court mĂ©trage par an. Au dĂ©part il s’agissait de commande de pubs, de clips, de films institutionnels. Aujourd’hui avec Florian

nous travaillons sur notre propre films et c’est ça qui est très plaisant.

Quelles sont tes influences cinématographiques ?

ARM : Mon rĂ©alisateur prĂ©fĂ©rĂ© est Quentin Tarantino mais paradoxalement mon film prĂ©fĂ©rĂ© n’est pas l’un des siens. Il s’agit de The Dark Knight de Christopher Nolan. C’est simple je ne trouve aucun dĂ©faut Ă  ce film.

Existe t-il pour toi une différence entre acteurs ou des comédiens ? Et avec qui préfères tu travailler ?

ARM : Cela dĂ©pend du projet. Un acteur va puiser dans sa personnalitĂ© et ses Ă©motions lĂ  ou le comĂ©dien part de zĂ©ro et invente un personnage. Je vais prendre en exemple Jonathan Cohen. Avec Florian nous sommes plus dans le film d’auteur, on crĂ©Ă© l’histoire dont dĂ©coule scĂ©nario, construire les diffĂ©rents protagonistes. Du coup nous avons plus l’habitude de travailler avec des acteurs car tous nos projets ont une base solide. C’est dans notre manière de les diriger que nous puisons dans leurs vĂ©cus pour atteindre le jeu et les Ă©motions dont nous avons besoin.

Pour ĂŞtre franc avec toi Ă  mes dĂ©buts j’ai hĂ©sitĂ© entre comĂ©dien et rĂ©alisateur. Je me suis vite aperçu que rĂ©alisateur serait le meilleur choix. Mais Ă  cette Ă©poque de ma vie de « comĂ©dien » j’aimais beaucoup crĂ©er des personnages, les crĂ©er entièrement.

Réalisateur, producteur cela sous entend que si tu réalises tu produits et inversement ?

ARM : Bonne question ! Le souci Ă  vouloir tout faire c’est que tu es moins concentrĂ©. J’adore le fait de tout gĂ©rer mais en toute honnĂŞtetĂ© pour les plus grosses productions avec Florian nous nous concentrerons sur la rĂ©alisation et nous laisserons la production.

Vos Ĺ“uvres sont elles visibles par le grand public ?

ARM : Pas encore. Pour le moment nous les faisons vivre uniquement en festival comme ici Ă  La Rochelle. Bien Ă©videmment que nous sommes impatients de les faire dĂ©couvrir mais surtout d’avoir le retour du grand public. Ca arrivera mais chaque chose en son temps.

Parlons du Festival de la Fiction de La Rochelle, c’est un rendez-vous que tu apprĂ©cies ?

ARM : La Rochelle a quelque chose de très sentimental pour moi car c’est le premier festival que nous avons fait. Cette annĂ©e nous (mĂŞme si Florian n’est pas prĂ©sent physiquement) sommes lĂ  pour vendre un pitch de sĂ©rie qui parle d’une jeune avocate franco-amĂ©ricaine qui part aux États-Unis pour retrouver son premier amour mais aussi et surtout pour fuir une pression paternelle.

Dernière question, que peut-on te souhaiter pour la suite ?

ARM : Pour la suite ? De continuer, avec Florian, de rĂ©aliser, de produire, de raconter nos histoires et de ne jamais oublier que le plan B c’est le plan A !

Rencontre avec StĂ©phane Moukarzel

Nouvel article toujours autours du Festival de la Fiction de La Rochelle. Toujours en compagnie d’un rĂ©alisateur venu du QuĂ©bec, invitĂ© d’honneur de cette Ă©dition.

Avant toute chose, peux-tu te présenter au public français qui pour le moment ne te connait pas forcément ?

Je suis StĂ©phane Moukarzel. Je suis rĂ©alisateur et scĂ©nariste je vis au QuĂ©bec depuis 24 ans. Je suis d’origine libanaise; je suis nĂ© et j’ai grandi en CĂ´te d’Ivoire entourĂ© de français et mĂŞme si je suis quĂ©bĂ©cois je reste très attachĂ© Ă  votre culture.

Le mĂ©lange de tes origines t’aide-il dans ton travail ?

C’est une bonne question ! (rire) Pour ĂŞtre honnĂŞte j’ai mis du temps Ă  assimiler et Ă  assumer ce mĂ©lange. Je reconnais que beaucoup de mes projets achevĂ©s ou en cours traitent de l’identitĂ©, de la quĂŞte d’identitĂ© et de l’hĂ©ritage que nos parents nous laissent. Cette transmission de valeur.

Pour en revenir Ă  mon parcours j’ai fait beaucoup de tĂ©lĂ© et de sĂ©ries documentaires. J’ai fait plusieurs courts mĂ©trages qui ont beaucoup voyagĂ©. Mais Ă  un moment de ma vie j’ai voulu faire une pause pour me reconcentrer sur des projets plus personnels et travailler pleinement dessus.

Peux-tu nous en dire un peu plus sur ton futur long métrage ?

Bien sĂ»r. Le tournage commencera le 8 novembre prochain, ce premier long mĂ©trage s’appellera « Sapin » et racontera l’histoire d’un jeune quĂ©bĂ©cois originaire d’une toute petite ville, qui n’a jamais voyagĂ© et se retrouve Ă  New-York pour vendre des sapins de NoĂ«l . C’est un film qui traite de l’Ă©mancipation mais aussi et surtout de l’autoflagellation. Le protagoniste quitte un foyer pour se reconstruire Ă  travers un voyage qui s’annonce très difficile.

Est-ce que la pression de ce premier film n’est pas trop paralysante ?

C’est sĂ»r que la pression est lĂ . C’est un projet très ambitieux. Ce long mĂ©trage est une grande première et un grand dĂ©fi pour moi en therme de budget. Nous allons jouer quelques jours Ă  New-York mais nous allons surtout recrĂ©er Ă  MontrĂ©al toute une partie de New-York. C’est un tournage qui s’annonce Ă©prouvant car tourner de nuit et principalement en extĂ©rieur en plein mois de novembre ce n’est pas facile. Mais j’ai la chance d’ĂŞtre entourĂ© par une Ă©quipe de guerriers qui a adhĂ©rĂ© tout de suite au projet et se sent vraiment investi pour raconter cette histoire.

C’est ta première fois Ă  La Rochelle, pourquoi es-tu ici, comment as-tu appris ta nomination et quelles sont tes impressions sur l’ambiance gĂ©nĂ©rale ?

Je ne connaissais pas du tout La Rochelle ni mĂŞme le Festival de la Fiction. Je suis au festival de la Rochelle pour pitcher un projet tĂ©lĂ© lors des rencontres francophones. C’est la productrice avec qui je travaille en ce moment sur un projet en CĂ´te d’Ivoire qui m’a appris la bonne nouvelle. Je trouve ce festival très convivial, très bien organisĂ©. Il règne une superbe ambiance et le dĂ©cor, la ville est magnifique. On m’a prĂŞtĂ© un vĂ©lo je passe mon temps Ă  dĂ©couvrir cette ville que je ne connaissais pas. (rires)

On peut donc espérer te revoir à La Rochelle ?

Bien sĂ»r ! J’espère vraiment revenir avec de nouveaux projets. J’ai d’ailleurs une nouvelle idĂ©e de sĂ©rie en prĂ©paration avec un ami mais je n’en dirai pas plus pour le moment.

Dernière question, que peut-on te souhaiter pour la suite ?

(Rires) Pour la suite ? Que le tournage de mon premier long métrage se passe bien, sans trop de mauvaises surprise. Car tu tournes un long métrage ou même un court tu as toujours des surprises et des fois elles ne sont pas forcément bonnes. Alors on peut me souhaiter que tout se passe bien.

Je tiens Ă  remercier chaleureusement StĂ©phane Moukarzel avec qui j’ai longuement discutĂ©. Je le remercie aussi pour sa gĂ©nĂ©rositĂ© et son enthousiasme lors de notre Ă©change.

The lovely Mess

Troisième article Ă  l’occasion du Festival de la Fiction de La Rochelle. J’ai eu le plaisir d’assister Ă  la confĂ©rence de presse de Patrick Holzman, Patrick Timsit et Pascal ElbĂ© venus prĂ©senter leur nouveau terrain de jeu : Lovely Mess.

Avant toute chose c’est quoi Lovely Mess ?

Patrick Holzman : Lovely Mess c’est un tout nouveau label complètement dĂ©diĂ© Ă  la tĂ©lĂ©vision et qui se consacrera uniquement aux comĂ©dies romantiques. Nous avons pour objectif de revisiter Ă  travers des histoires, des talents et du vĂ©cu tout ce qui aujourd’hui questionne notre sociĂ©tĂ©. La première collection sera composĂ©e de 8 histoires autour d’un thème principal : la seconde chance. Concernant le format, il sera compris entre 42 et 60 minutes.

Nous nous sommes intĂ©ressĂ©s Ă  la comĂ©die romantique parce que nous pensons que nous avons tous besoin d’amour et de parler d’amour. Nous souhaitions redonner un second souffle Ă  la comĂ©die romantique. Petite mais efficace bon marchĂ© mais mĂ©morable. LĂ  oĂą les super productions ne vont pas ou plus.

Pascal ElbĂ© : L’important c’est d’avoir de bonnes idĂ©es de dĂ©part. Un ton. Ce format mĂ©diant de 50 minutes nous permet d’aller au bout d’une idĂ©e sans l’Ă©puiser. Nous avions aussi envie d’ĂŞtre Ă  contre-courant et d’essayer de redonner une vraie place Ă  l’imaginaire et d’inventer la vie.

Patrick Timsit : C’Ă©tait aussi et surtout un prĂ©texte pour continuer Ă  s’amuser ensemble avec mes deux compères. On se raconte des bĂŞtises et Ă  la fin on se dit tient si on les tournait ! (rires)

On ne choisit jamais un nom par hasard, Lovely Mess c’est un bazar sympathique ça rĂ©sume l’ambiance ?

Patrick Holzman : Avec les deux c’est toujours un bazar mais dans la notion de bazar ce qu’on a voulu dire c’est qu’on a fait pĂ©ter tous les codes, de genre, d’orientation sexuelle, de diversitĂ©. On veut raconter des histoires drĂ´les, des histoires d’amour. Comme l’a dit Patrick (Timsit) y a un personnage d’au moins cinquante ans qui va subir un Ă©lĂ©ment dĂ©clencheur mais sinon c’est intergĂ©nĂ©rationnel.

Vous parliez de donner un ton provocateur mais peut-on aujourd’hui encore ĂŞtre provocateur avec la sociĂ©tĂ© moraliste dans laquelle nous vivons ?

Pascal ElbĂ© : Je pense que lorsque les choses sont bien amenĂ©es on peut fleurter avec la ligne rouge tout en restant fidèle Ă  ce que nous pensons de notre sociĂ©tĂ© et ce que nous sommes. Et puis nous n’avons jamais construit une comĂ©die romantique en commençant par le bonheur.

Patrick Timsit : Encore une fois ce n’est pas de la provocation c’est un ton ! Ce n’est pas chercher l’originalitĂ© pour provoquer ou dĂ©ranger. Tout dĂ©pend de la façon dont vous abordez un sujet donnĂ©. Il y a une diffĂ©rence entre la comĂ©die romantique et le mièvre la guimauve. Bien entendu que dans les histoires que nous allons raconter il y aura de la cruautĂ© car c’est formidable la cruautĂ© quand on la rend lĂ©gère, acceptable et regardable. Mais la vie est cruelle et pourquoi avons-nous mis Mess dans notre label ? Parce que l’amour c’est un bordel ! (rires)

De gauche à droite, Patrick Timsit, Patrick Holzman et Pascal Elbé.

Faites-vous ou ferez-vous appel à des scénaristes extérieurs ?

Pascal ElbĂ© : Le nerf de la guerre c’est le texte, le scĂ©nario. Si on a un scĂ©nariste de renom mais un mauvais scĂ©nario il ne pourra pas faire de miracle. L’Ă©criture est un combat permanent. C’est très ambitieux de se dire que l’on va rĂ©unir tout un foyer pendant 50 minutes. C’est une ambition folle et nous en sommes pleinement conscients.

Anonyme ou de renom il n’y aura pas de lĂ©gitimitĂ© première. Le plus important c’est que les idĂ©es, les projets qui nous seront amenĂ©s nous parlent.

Patrick Holzman : Nous sommes en train de crĂ©er une « records room » une petite Ă©quipe de talent d’Ă©criture qui pourront accompagner les pitch qui sont suffisamment forts mais qui nĂ©cessitent qu’on les travaille et les accompagne. Le thème principal est la seconde chance, nĂ©anmoins nous ne souhaitons pas faire appel qu’Ă  des personnes de plus de 50 ans. Ce que l’on aime c’est la confrontation d’idĂ©es. Avec des femmes et des personnes plus jeunes.

Patrick Timsit : Nous souhaitons avoir des associations logiques et pertinentes. Pas prendre des noms pour prendre des noms. Encore une fois l’objectif premier s’est de se marrer sĂ©rieusement.

Quand allons-nous pouvoir découvrir les premières histoires de Lovely Mess ?

Patrick Holzman : Notre objectif est de développer et produire des choses chaque année. Cette première édition avec Patrick (Timsit) et Pascal (Elbé) en directeur de collection. Dans 15 mois une seconde collection sera présentée avec deux nouvelles directrices dans laquelle vous pourrez voir 8 films complètement différents. Nous souhaitons produire rapidement et proposer au marché une dizaine de comédies romantiques tous les 15 mois.

Au moment oĂą je rĂ©dige ces lignes aucun visuel n’est encore disponible mais je suis persuadĂ© que le trio nous livrera des histoires, des situations et des personnages drĂ´les et attachants.

Je tiens une nouvelle fois à remercier Patrick Holzman, Patrick Timsit et Pascal Elbé pour leur sympathie, leur humour et leur disponibilité.

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