Willow

Willow disponible depuis le 30 novembre sur Disney+

Nouvel article à l’occasion de l’arrivée de la série Willow sur la plateforme de streaming Disney+.

Willow ! Ce nom évoque pour beaucoup d’entre vous un souvenir d’enfance. Protagoniste du film éponyme sorti en 1988 nous voici, 34 ans plus tard, de nouveau aux cotés de l’un de nos héros préférés.

Mais pour les plus jeunes d’entre nous remontons une nouvelle fois dans le temps grâce à la DeLorean du Doc !

Comme je vous le disais nous sommes en 1988. Réalisé par Ron Howard, le film est co-écrit et produit par Monsieur Georges Lucas rien que ça ! Nous y suivons les aventures de Willow fermier et jeune magicien amateur qui va tenter, au péril de sa vie, de sauver un bébé dont la naissance annonce la fin du règne de la tyrannique Reine Bavmorda et dont cette dernière veut absolument se débarrasser. Tout au long de son périple notre jeune magicien fera la rencontre d’alliés comme Madmartigan (interprété par Val Kilmer) afin de mener sa quête à bien. Je n’irai pas plus loin concernant le long métrage laissant ainsi le plaisir à celles et ceux qui ne l’auraient pas encore vu de le découvrir.

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Bien évidemment que pour une meilleure compréhension il est conseillé de regarder le long métrage original avant d’entamer la série.

Revenons donc à ce qui nous intéresse ici la série.

Plus de trente ans plus tard Airk, le fils de la Reine Sorsha, (interprété par Dempsey Bryk) est enlevé par de diaboliques créatures.

Une « communauté » (le mot est choisi volontairement) composée de sa sœur Kit (Ruby Cruz), Jade, jeune chevalière (Erin Kellyman) et Dove, une servante (Ellie Bamber) partent ensemble à la rencontre de Willow, devenu un puissant et respecté sorcier, afin de lui demander son aide. Ensemble ils partiront dans une nouvelle quête contre les forces du mal.

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Ron Howard n’est plus derrière la caméra (mais il produit la série) la tâche a été confié à Stephen Woolfenden.

Côté casting nous retrouvons avec bonheur deux des principaux acteurs du film. Warwick Davis pour Willow, Joanne Whalley pour Sorsha. En revanche et malheureusement pas de Val Kilmer (pour raisons de santé et de Covid).

Visuellement c’est magnifique tournée aux quatre coins du Pays de Galle la série nous offre des images et des paysages enchanteurs invitant au voyage et à l’aventure.

Au moment où j’écris ces lignes seuls les deux premiers épisodes sont disponibles. Comme souvent sur la plateforme américaine un épisode viendra s’ajouter chaque mercredi et ce jusqu’au 11 janvier 2023 date à laquelle sera diffusé le dernier épisode des 8 que compte la série.

Malgré tous les ingrédients et une bonne dose de nostalgie, Willow, ne convaincra pas tout le monde. J’ai trouvé que certaines choses étaient trop prévisibles et ça gâche quelque peu le plaisir quand on voit les choses arriver. De plus certains jeux d’acteurs sont pénibles et nous sortent de l’univers qui semble assez riche.

Il est encore trop tôt pour dire si oui ou non cette suite sous forme de série sera une réussite. En tout état de cause elle est pour ma part remplie de potentiel. J’ai aimé l’ensemble présenté bien qu’imparfait et je suis assez impatient de découvrir la suite des aventures.

Encore une fois les lignes ci-dessus ne résultent que de mon ressenti et ne sont en aucun cas une vérité. Je vous le répète encore et toujours le meilleur avis sera celui que vous vous ferez en regardant cette « Nouvelle Grande Aventure« .

Voilà c’est tout pour aujourd’hui et rappelez vous que le plus important reste à découvrir, s’amuser et le partager.

« Qatar – Une dynastie à la conquête du Monde »

Nouvel article dans lequel je vais vous parler d’un documentaire consacré à un petit pays dont l’ascension fascine autant qu’elle effraie : le Qatar.

« C’est un pays qui aurait pu ne pas exister » voila comment commence le documentaire qui sera diffusé le 29 novembre prochain à 20h50 sur Arte.

Lorsque l’on m’a proposé de le visionner dans l’objectif d’en faire un article j’étais aussi enthousiaste qu’intrigué. Qu’allais je voir ? Qu’allais je entendre que je ne savais déjà ? Mais surtout allais je réellement découvrir quelque chose au cours des 92 minutes que durent ce documentaire ?

Les premières minutes s’écoulent le reportage est plaisant, les images sont plutôt jolies et je découvre un côté « bling bling » qui ne me déplait pas et qui pourrait même sous certains aspects m’attirer. D’immenses centres commerciaux aux multiples boutiques toutes plus attirantes les unes que les autres.

Soyons honnêtes qui ne rêverait pas de vivre dans un pays dans lequel tout est payé et ce sans avoir besoin de travailler !

Sans oublier tous les occidentaux venus travailler dans ce nouvel eldorado logés dans de somptueux appartements ou de magnifiques villas avec piscine et climatisation et qui se déplacent dans des 4X4 flambants neufs.

Il serait naïf de s’arrêter à cette simple vision idyllique car le documentaire, d’une indépendance sans faille, parle du Qatar dans son ensemble et donc de son ascension fulgurante en seulement 30 ans qui est uniquement dû aux milliards de dollars que génèrent les hydrocarbures.

Car derrière l’ultra luxe et l’opulence financière se cache, tapit dans l’ombre, un « monstre » qui dévorent sans aucune pitié les petits travailleurs immigrés venus d’Inde, du Pakistan et dont les conditions de travail et la bassesse du salaire sont inhumaines.

Car si les riches qataris et les chanceux occidentaux assistent en ce moment même à une coupe du monde de football au combien controversée, si toutes ces personnes peuvent profiter d’un grand spectacle c’est grâce à toutes ces petites mains invisibles, à tous ces ouvriers morts sur les chantiers dans l’indifférence la plus totale.

Le documentaire aborde aussi le désastre climatique que ce pays grand comme la Corse à causé. Ce désastre ne résulte que de l’ambition sans limite d’une Dynastie qui n’a qu’une idée en tête son unique et seul profit au détriment de tout le reste.

J’ai apprécié ce documentaire qui parle sans détour de la success story du pays le plus riche au nombre d’habitants et de sa face cachée nettement plus sombre.

Je vous invite réellement à le découvrir en essayant de laisser tous les aprioris que vous pourriez ou avez déjà surement sur le Qatar mais en n’oubliant pas que « c’est un pays qui aurait pu ne pas exister » et qu’il est aujourd’hui au centre de l’échiquier planétaire.

Voilà c’est tout pour aujourd’hui et n’oubliez pas que le plus important reste à découvrir, s’amuser et le partager.

H6R3

Nouvel article aujourd’hui dans lequel je vais vous parler d’une série documentaire avec la diffusion ce jeudi 24 novembre d’H6R3 sur france.tv.

Composée de 6 épisodes cette série que dis-je cette épopée car oui ce que nous invite à suivre le réalisateur Tomasz Namerla est une véritable épopée. Celle d’un homme que beaucoup ont cru fou lorsqu’il a annoncé au monde sa volonté de proposer 24 heures de théâtre, de Shakespeare le tout d’affilé.

Mais qui est cet extraterrestre qui pense qu’en 2022 des gens seraient intéressés pour s’enfermer une journée entière dans l’obscurité d’un théâtre ?

Il s’agit de Thomas Jolly metteur en scène et acteur de théâtre qui est derrière la nouvelle adaptation de la comédie musicale mondialement connue : Starmania.

Mais non seulement Thomas Jolly a donc eu cette idée dépassant tout entendement mais ne s’arrêtant pas en si bon chemin son choix était de réunir deux de ses pièces emblématiques. Henry 6 et Richard 3. Rien que ça !

J’avoue que lorsque l’on m’a proposé décrire un article à ce sujet je ne savais pas vraiment où je mettais les pieds.

Ma passion pour les personnes qui écrivent et surtout racontent des histoires n’ayant fait qu’une bouchée de mes craintes je me suis laissé porter par le génie de Thomas Jolly et les images de Tomasz Namerla.

Je n’ai pas été déçu. Après la claque visuelle prise en regardant l’intégralité de cette série documentaire j’ai voulu tout savoir, tout comprendre !

Le meilleur moyen a été pour moi d’échanger avec le réalisateur d’H6R3 Tomasz Namerla.

Retour sur une entrevue dont la simplicité n’a d’égale que sa sincérité.

Tomasz bonjour, ma première question, après que tu aies vécu cette aventure hors norme, comment vas-tu ?

Tomasz Namerla : Très bien, je sors tout juste d’un tunnel de plus de six mois de retour chez moi à Nantes essayant de reprendre le cours d’une vie « normale » avec l’appréhension des quelques jours précédant la rencontre de la série et du public. Mais ça va bien.

J’aime beaucoup le titre H6R3 comment a t-il été choisi ?

J’avais dix mille idées en tête !J’ai eu carte blanche personne n’a été interventionniste que ce soit avec France 3 Pays de La Loire et même avec la troupe de Thomas. Je ne voulais pas centrer le titre sur le nom de Thomas, j’ai eu beaucoup de propositions comme Phoenix parce que se sont deux pièces qui renaissaient de leurs cendres puis H6R3 s’est imposé naturellement. Ce nom de code, ce nom utilisé en interne par les équipes, a pris une résonnance forte avec cette histoire de famille.

On sent que, malgré la caméra et ton œil extérieur, tu faisais partie à part entière de la troupe c’est ton ressenti ?

Tomasz Namerla : À la base il s’agit d’un scénario de 50 pages, qu’il a fallut présenter à France Télévision et au CNC. Je l’ai écrit suite aux repérages et aux nombreuses conversations et rencontres avec Thomas et ses équipes. Ce qui a été génial pendant le tournage de cette série documentaire, c’est que la réalité a dépassé le scénario. Chacune, chacune, malgré tout ce qu’il leur est arrivé – Avignon, Les Molières, une forte reconnaissance médiatique – sont restés concentrés sur le travail à accomplir et ils m’ont naturellement accordé leur confiance avec une extrême générosité. Loin des plateaux de médias, j’ai pu filmer des moments intimes des différents membres de cette famille artistique, tout en restant dans une forme de pudeur ou d’élégance. C’était aussi pour moi l’occasion de vivre un moment unique car un tel spectacle, cela n’arrive pas tous les jours (rires). Comme ils me l’ont tous dit « j’ai signé avec eux pour cette aventure ». De ce fait, la principale difficulté a été de poser à la fois un regard extérieur tout en traversant une multitude d’émotions tout au long du tournage. Néanmoins, grâce aux échanges réguliers avec la cheffe monteuse, j’ai pu garder un certain recul et raconter à la fois des moments d’émerveillement ainsi que de tensions tout à fait naturels dans une telle aventure humaine. D’ailleurs le chuchotement que j’ai utilisé n’a pas été choisi par hasard, il reflète l’aspect intime de ce monument de théâtre. 

On voit beaucoup des protagonistes pleurer. On en oublie souvent que les larmes peuvent aussi être de joie, tu as eu des larmes toi aussi ?

Oui ! Beaucoup. La fatigue, la pression qui retombe tout ça a fait qu’un moment le corps lâche. Je vais me répéter mais la réalité à « grave » dépassé le scénario. Toute la troupe m’a tant donnée j’ai passé des journées entières avec eux. J’ai vécu cette aventure comme aucune autre.

Tu as conscience de ce que tu as réalisé ?

Tomasz Namerla : Oui, non, (rires) c’est compliqué. Comme je te le disais je commence tout juste à sortir du tunnel et à digérer les derniers mois. Je pense que je prendrai vraiment conscience quand j’aurai les premiers retours du public.

Dernière question que j’aime poser, que peut on te souhaiter pour la suite ?

Tomasz Namerla : Pour la suite (rires) avant tout qu‘H6R3 rencontre son public car au delà du travail et de l’implication que j’y ai mis je vais me permettre de reprendre tes propos, il s’agit effectivement d’une épopée, celle de Thomas et de toute son équipe dont le collectif a donné corps et âme à un projet titanesque à un projet qui dépassait chacune et chacun d’entre eux Il n’était question que d’une chose réussir l’impossible et je crois que c’est chose faite.

Merci à Thomas Jolly ainsi qu’à toute sa troupe pour l’immense travail accompli, mais aussi et surtout merci Tomasz Namerla (photo ci-dessous) de m’avoir fait vivre plus de 182 minutes de bonheur, de rires et de larmes. Merci d’avoir bien voulu partager avec moi le temps d’un instant tes émotions.

Voilà c’est tout pour aujourd’hui et n’oubliez pas que le plus important reste à découvrir, s’amuser et le partager.

Addict

Nouvel article dans lequel je vais vous parler d’une série, Addict, qui sera diffusée à partir du jeudi 27 octobre prochain sur TF1.

Composée de six épisodes cette série raconte l’histoire d’Élodie, d’Yvan (son mari) et leurs deux enfants Achille et Chloé venus s’installer dans une nouvelle région afin de donner un nouveau souffle à une vie de couple qui s’est épuisée avec les années mais aussi offrir un meilleur équilibre à leurs ados. La famille fait alors la connaissance de Bruno, le voisin, plutôt sympa et au physique de gendre idéal.

Mais que cache Bruno derrière son beau sourire, est-il si bien intentionné qu’il en a l’air ?

Au casting Cécile Bois (Candice Renoir) interprète la mère de famille, Medi Sadoun (Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu !) joue le rôle du mari, et Sagamore Stévenin interprète le voisin. Lucie Vagenheim et Louis Duneton qui interprètent les enfants du couple viennent compléter la troupe.

Mentionnons aussi la présence en second plan (quel dommage) de Lorànt Deutsch.

Le rythme est bon, les acteurs sont merveilleux, sincères drôles, émouvants mais aussi révoltants. Les différents personnages sont joués à la perfection et sans fioriture.

Souhaitant en apprendre d’avantage j’ai eu la chance et le plaisir de pouvoir échanger avec Medi Sadoun.

J’ai beaucoup aimé te découvrir dans un rôle dans lequel on ne t’attend pas forcément.

Medi Sadoun : Merci beaucoup. Je ne connaissais pas du tout le terrain de la série, j’avais très envie d’exprimer d’autre choses que ce que je faisais. Il y a quand même douze ans depuis Kaïra shopping. Depuis j’ai eu des douleurs, des peines, des joies, la maturité et l’expérience. Tout ça m’a donné envie de vivre pleinement un personnage avec tous ses sentiments humains et naturels que l’on trouve dans la vie.

Dans cette série et pour la première fois je t’ai vraiment senti à fleur de peau c’est aussi ton ressenti ?

Medi Sadoun : Bien sur ! J’adore la comédie, s’est ce qui m’a fait démarré j’espère en refaire encore mais dans ce genre de format c’est le rythme et la réplique qui font le travail, je peux y ajouter une mimique à la limite. Pour Addict c’est différent, se sont les émotions qui doivent être transmises l’approche n’est pas la même chaque jour était pour moi une aventure.

J’avais aussi envie d’exploser d’être triste et de lâcher prise sur certaines choses. Je me suis senti très bien sur cette série même si cela m’a demandé énormément de travail mais je re-signerai un milliard de fois pour en faire d’autre sur le même thème !

Travailler avec Cécile Bois et Sagamore Stévenin c’était comment ?

Medi Sadoun : Incroyable ! Avec Cécile qui est solaire et qui aime la vie on se motivait ensemble quand il fallait aller chercher des émotions dans lesquelles on passait du rire aux larmes en un instant. La partenaire idéale. Sa simplicité a tissé des liens et tout est très vite devenu naturel.

Sagamore qui a une expérience folle et dont le jeu d’acteur est ponctué d’une fragilité et d’une tendresse déconcertante.

Je m’arrête un instant sur le talent incroyable et la concentration de Didier Le Pêcheur (le réalisateur) qui ne souhaitait tourner qu’une prise à chaque fois, sans répétition, pour que celle-ci soit la plus instinctive possible. Je me suis vraiment senti privilégié de pouvoir travailler avec lui.

Sortir de ta zone de confort était important ?

Medi Sadoun : Oui ! Tu sais on a tous envie de découvrir ce qui se passe derrière la colline, moi le premier, on ne peut pas rester sur un même terrain trop longtemps car ce qui est dangereux c’est de ne plus rien ressentir. Si tu ne prends plus de plaisir, de joie à aller découvrir une aventure car tu maitrises déjà les codes tu ne vibres plus !

Était ce aussi pour toi une manière de redécouvrir le métier d’acteur ?

Medi Sadoun : Mais tout à fait. Je dirai même que j’ai eu la joie de découvrir et d’ajouter une nouvelle corde à ce métier. Et puis on se rapproche plus de la réalité avec ce genre de fiction naturelle, simple et vraie. Les gens ont envie et peut-être même besoin qu’on leur parle de leur vie et de regarder des choses qui existent sans pour autant instaurer un climat de tension et les rendre paranos.

Comment a été ton approche avec Louis Duneton et Lucie Vagenheim qui interprètent tes enfants ?

Medi Sadoun : Très naturelle. Pour l’anecdote j’étais isolé à plusieurs kilomètres du lieu de tournage et quand j’ai appris que leurs chambres étaient très éloignées de la mienne (dans l’hôtel) j’ai demandé à ce qu’ils soient le plus proche possible. Trois jours après ils sont arrivés je les ai invité à dîner et on s’est mis naturellement dans les conditions d’un papa et de ses enfants.

As-tu de l’appréhension quant à l’accueil de la série par public ?

Medi Sadoun : Il y en a toujours un peu mais le travail réalisé a été fait avec implication et passion.

Dernière question que peut-on te souhaiter pour la suite ?

Medi Sadoun : De continuer de raconter des histoires et surtout de continuer à découvrir jour après jour la richesse de mon métier afin de donner du plaisir au public.

Avant de terminer je souhaite vraiment remercier Medi Sadoun pour sa disponibilité, son extrême gentillesse et sa grande passion.

Voilà c’est tout pour aujourd’hui et n’oubliez pas que le plus important reste à découvrir, s’amuser et le partager.

Denzel Washington un modèle américain

Nouvel article dans lequel je vais vous parler de cinéma mais aussi et surtout de Denzel Washington et du documentaire qui lui est consacré : Denzel Washington un modèle américain.

Réalisé par Sonia Dauger ce dernier est disponible depuis le 16 octobre sur arte.tv et sera diffusé sur la chaine le 23 octobre prochain.

Acteur, réalisateur, producteur ai-je vraiment besoin de présenter cet homme devenu aujourd’hui une icone de la culture afro-américaine.

Un modèle américain

Denzel Washington né le 28 décembre 1954 à Mount Vernon dans l’état de New York dans un pays où la jeunesse noire gronde et dont les héros s’appellent Martin Luther King ou encore Malcom X.

Ce documentaire nous en apprend beaucoup sur l’enfance et l’adolescence de celui qui allait devenir l’emblème qu’il est aujourd’hui. Bien avant d’être la tête d’affiche des nombreux films que nous connaissons Denzel fut un adolescent noir qui grandit dans une Amérique tiraillée entre une soif d’égalité et un racisme viscéral. Comme beaucoup il flirt, souvent, avec la délinquance.

Et s’il échappe au destin de milliers de jeunes noirs de sa génération il le doit avant tout à sa mère qui l’envoie étudier loin des tentations et des mauvaises fréquentations.

Broadway 1970, le rêve est à portée de main. Le jeune Denzel se confronte à la rigueur de la scène et du jeu sans filet ainsi qu’au fast des strass et des paillettes.

C’est à la télévision dans la série St Elsewhere où, il incarne le docteur Philip Chandler, que la carrière de Denzel Washington va réellement débuter.

Mais comme le rappelle si bien ce documentaire tout ceci n’est qu’une réalité en trompe l’œil dans laquelle les ghettos urbains explose tout comme les violences policières dont sont victimes de nombreux hommes et femmes de couleurs.

Tout au long des 52 minutes que dure ce documentaire nous comprenons à quel point défendre la cause noire dans l’industrie de cinéma n’a jamais été un choix mais une raison d’être.

Fervent combattant du racisme et de la discrimination sous toutes ses formes il a tout naturellement interprété des rôles poignants prenant fait et cause pour une population trop longtemps bafouée et stigmatisée.

Malcom X de Spike Lee, Hurricane Carter, Le plus beau des combats, Philadelphia et bien d’autres. Le besoin pour l’acteur d’explorer les ombres du passé s’impose à lui.

Comme pour Glory (1989) le film remplit, grâce à des images fortes et une performance incroyable, une page blanche de l’histoire américaine. Comme il aime le rappeler, Denzel Washington lui-même, ne connaissait pas cette histoire au moment du tournage.

Nombreux de ses rôles ont ébranlé l’Amérique car ils sont venus percuter l’histoire du pays de plein fouet.

L’acteur sera finalement reconnu par ses pères et remportera deux Oscars. Celui de meilleur acteur dans un second rôle dans le film Glory (1989) et celui du meilleur acteur pour son rôle de flic ripou dans Training Day (2001).

Mais dans pays malade de son racisme le documentaire pose une question des plus pertinentes. Sommes nous sur que Denzel Washington tout comme Sidney Poitier ou Hattie McDaniel en leur temps, aient reçu la statuette pour leur jeu d’acteur(trice) et seulement leur jeu d’acteur(trice).

Ne doit on pas y voir un signe d’une société blanche souhaitant se donner « bonne conscience » ?

Bien évidemment que le documentaire parle avant tout de cinéma au sens large sans tomber dans l’excès mais n’oublions jamais que beaucoup de choses terribles ont été écrites, dites et faites simplement à cause d’une couleur de peau.

Il me semble important de rappeler ici que Denzel Washington est le premier acteur noir à remettre un Oscar d’honneur pour l’ensemble de sa carrière à un autre acteur noir, Samuel L Jackson.

Voilà c’est tout pour aujourd’hui et rappelez vous que le plus important reste à découvrir, s’amuser et le partager !

Larry

Benoît Gouin alias Larry.

Nouvel article dans lequel il sera une nouvelle fois question d’une série, policière, toujours depuis le Québec.

Cette série c’est Larry. Écrite par Stéphane Bourguignon et réalisé par Patrice Sauvé elle est diffusée depuis le 14 juillet sur icitou.tv.

Larry c’est l’histoire d’un ancien policier reconverti par la force des choses en agent de sécurité. Un après-midi alors que son épouse France et lui rentrent de l’école avec leur petit fils ils se retrouvent au milieu d’un règlement de compte entre dealers. Une balle touche et blesse très gravement France.

Commence alors pour Larry une véritable chasse à l’homme. Bien décidé à trouver qui sont les responsables de la tragédie qui frappe son couple et sa famille.

Interprété à la perfection par Benoît Gouin, Larry un personnage bourru pour qui la quête de vérité va très vite devenir une obsession. Cet ancien policier va utiliser de toutes ses forces et contacts pour mener à bien sa mission. Quitte à se mettre la police de Montréal à dos car sa soif de justice est viscérale.

Mais Larry n’est pas juste une série policière. Loin de là ! Larry c’est aussi une histoire de rédemption et d’acceptation; d’une situation d’abord mais aussi et surtout de ses émotions dont notre personnage principal est totalement dépourvu. Il est paralysé quant à l’idée d’avouer la peur qui le terrorise de voir sa femme si grièvement blessée.

L’ensemble du casting est très juste, les échanges sont percutants et font mouche à chaque fois, la série joue avec nos émotions sans fioriture. J’ai adoré les dix épisodes que composent cette fiction.

Vous souhaitez regarder la bande annonce avant d’aller plus loin ? Cliquez ici !

Pour tenter d’en apprendre plus j’ai eu la chance et le plaisir de pouvoir échanger avec Patrice Sauvé, le réalisateur et Stéphane Bourguignon le scénariste.

Première question comment est né Larry ?

Stéphane Bourguignon : Larry est vraiment né par hasard. Je n’avais jamais écrit de série de ce type là jusqu’à ce qu’un producteur vienne me voir en me disant qu’une chaine télé était à la recherche de ce genre de format. J’ai raccroché, j’ai réfléchi. Nous étions vendredi. Je l’ai rappelé le lundi qui suivait en lui disant on y va, j’ai 80% de la série !

Confier la réalisation à Patrice Sauvé était une évidence, 20 ans après « La vie la vie » ?

Stéphane Bourguignon : C’était une réelle volonté. J’ai beaucoup aimé travailler avec Patrice pour « La vie la vie » et puis nos chemins professionnels ont pris différentes voies. Mais je savais que Larry était pour lui.

Le rôle de Larry était il écrit pour Benoît Gouin ?

Stéphane Bourguignon : Non, je n’écris jamais en pensant à des gens. Mais des les premières auditions on a su que Benoît Gouin serait Larry bien que lui même pense que le rôle ne lui irait pas.

Combien de temps a t-il nécessaire pour tourner l’intégralité de la série?

Patrice Sauvé : Il nous a fallu 65 jours de tournage dont 23 de coordination cascades ce qui pour une fiction de notre envergure est beaucoup surtout à Montréal.

Malgré la tension permanente la série est aussi très drôle, c’était une volonté ?

Stéphane Bourguignon : Ce qui m’intéressait avant tout c’était d’arriver à faire une série centrée sur les émotions des personnages et réussir à passer du rire aux larmes le plus naturellement possible et sans que cela soit pénible pour les spectateurs.

Patrice Sauvé : Se sont aussi des moments durant lesquels la tension redescend. Il était aussi important pour nous que le spectateur puisse souffler et pour nous aussi c’est toujours fun de tourner des moments drôles et légers.

Une des choses les plus touchantes c’est l’incapacité pour Larry de dire à sa femme ce qu’il ressent.

Patrice Sauvé : C’est vrai, Larry manque d’outils pour gérer les crises de son intimité avec sa femme. C’est aussi toute cette maladresse qui amène le public à s’attacher au personnage de Larry sans oublier le magnifique travail d’acteur de Benoît Gouin.

La série dépeint avec justesse toute la beauté de la diversité de Montréal. Il était important de faire de cette ville un personnage à part entière ?

Patrice Sauvé : Toujours ! Toujours ! Montréal c’est ma ville et j’avais envie que ma ville ait aussi son incarnation. Il y a 20 ans quand avec Stéphane nous avons travaillé sur « La vie la vie » Donc oui j’avais envie de faire de Montréal un personnage important de cette fiction.

Stéphane Bourguignon : La majorité de la série a été tourné dans le quartier de Parc Extension qui est un quartier que j’affectionne beaucoup très coloré toujours vivant et multiculturel. D’ailleurs la plupart des gens qui faisaient la figuration habitent le quartier. Nous voulions dans cette série de l’authenticité et la sincérité et cela se traduit à l’écran grâce au très belles images de Patrice.

Quand on voit le dernier épisode de la série on se dit qu’une seconde saison est possible. Les dernières minutes ouvrent réellement un porte à une suite des aventures de Larry qu’en est-il ?

Patrice Sauvé : Moi je suis partant ! Travailler avec Stéphane et Benoît est quelque chose de très jubilatoire. Et retrouver Larry me ferait vraiment très plaisir car je reste persuadé qu’il ne peut pas changer. Pour le reste je vais laisser Stéphane répondre.

Stéphane Bourguignon : (rires) Je ne sais pas. La série a été développé pour n’avoir qu’une saison. Malgré tout j’y réfléchi car j’ai adoré travailler sur Larry, Benoît Gouin est un très bon interprète. Bien évidemment que j’ai adoré retravailler avec Patrice. La grande difficulté s’est de mettre autant d’intensité car pour faire une deuxième saison il faut une intrigue aussi riche que celle de la première et qui embarque autant les spectateurs. Mais pourquoi pas !

Encore une fois les lignes ci-dessus ne sont que mon avis et ne sont en aucun cas une vérité. Je ne vous le répéterai jamais assez le meilleur moyen de vous forger un avis et de visionner vous même Larry !

Avant de terminer je tiens à remercier une nouvelle fois Patrice Sauvé et Stéphane Bourguignon pour leur gentillesse et leur disponibilité.

Voilà c’est tout pour aujourd’hui et rappelez vous que le plus important reste à découvrir, s’amuser et le partager !

PHYSIO

Nouvel article dans lequel je vais vous parler de documentaire avec la diffusion, sur francetv.slash ce jeudi 13 octobre, de PHYSIO.

Réalisé par Lazard Timsit le documentaire met en lumière le portait de celles et ceux qui décident si oui ou non vous pourrez pénétrer dans l’enceinte du club. Ceux que l’on appellent les « physios » sont mis à l’honneur durant 54 minutes.

Non, ça ne va pas être possible.

Qui n’a jamais été déçu de se voir refuser l’accès d’une boite de nuit ? Qui n’a jamais tenu des propos déplacés à l’encontre de celui ou celle qui leur avait refusé l’accès ?

Qui plus est quand le motif du refus est un simple pull ou une paire de chaussures ?

Mais nous sommes nous déjà posé la question de qui se cache vraiment derrière ce mur que beaucoup trouvent infranchissable ?

Tout l’intérêt de « Physio » réside dans cette lecture, ces rencontres, portraits croisés d’hommes et de femmes, passionné(e)s ou non par leur métier mais qui l’exercent du mieux qu’ils peuvent.

Là où certains y voient un métier des plus riches et un moyen sur de faire concilier vie de famille et vie professionnelle d’autres n’y voient qu’une source de revenu et y font fuir l’ennui et la solitude.

Car derrière le fast de la nuit, le documentaire nous livre une toute autre image de ces heures durant lesquelles le temps semble s’arrêter. Celle où les personnes restées du mauvais coté du cordon peuvent devenir en un instant, agressives, violentes et dangereuses.

Car refuser l’entrée à une, trois, six, dix personnes n’est pas chose facile. Chacun et chacune le dise, refuser l’entrée n’est jamais fait par « plaisir ». Refuser c’est aussi accepter la colère de l’autre, refuser c’est garantir une harmonie au sein du club. Tous le répètent. Ils sont désolés mais ce soir n’était pas le bon soir. Mais refuser n’est pas irrémédiable.

Côté réalisation nous sommes sur quelques chose de très soignée. Nous ne restons pas indifférents aux vies qu’elle expose. De Marseille à Paris en passant par le Canet en Roussillon la caméra de Lazard Timsit observe avec attention et capte le moindre regard, le moindre mot, la moindre émotion dans cet échange entre le ou la physio et le ou les clients. Tout se joue en quelques secondes. Accepter ou refuser. En un regard, le temps d’une observation que l’on peut croire rapide et futile mais qui n’en est rien.

Le documentaire démontre avec justesse que tout ne se base pas uniquement sur l’apparence ou les moyens financiers du ou des clients. Bien évidemment qu’une « tenue correcte » sera exigée à l’entrée de chacun des différents lieux visités durant le reportage mais il y a aussi et surtout une attitude à adopter pour espérer rentrer. L’objectif des « physios » est de faire entrer un maximum de personnes afin que le club gagne beaucoup d’argent certes mais pas au détriment d’une éthique et d’une philosophie personnelle.

Je terminerai par vous dire que si la nuit tous les chats sont gris évitez les basquettes blanches !

Voilà c’est tout pour aujourd’hui et n’oubliez pas que le plus important reste à découvrir, s’amuser et le partager.

Hocus Pocus 2

Nouvel article dans lequel nous allons parler de cinéma avec le retour, sur Disney +, des trois sorcières Sanderson dans la ville de Salem.

En effet Hocus Pocus 2, suite d’un premier long métrage devenu culte et pas seulement le soir d’Halloween, est disponible sur la plateforme de streaming depuis le 30 septembre dernier.

Comme à mon habitude les lignes qui suivront ne contiendront aucun spoil et permettront ainsi à celles et ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion de voir le film de pouvoir lire cet article sans crainte.

Vous souhaitez voir la bande annonce avant d’aller plus loin ? Cliquez ici !

Comme souvent montons à bord de la DeLorean du Doc et retournons dans le passé. Plus précisément à la date du 16 juillet 1993 date de sortie du premier volet, aux Etats-Unis. Il faudra attendre le 26 janvier 1994 pour voir le long métrage de Disney arriver en France. Tout cela ne nous rajeunit pas !

Réalisé par Kenny Ortega ce premier opus dure 96 minutes. Au casting Bette Milder, Kathy Najimi et Sarah Jessica Parker (célèbre Carrie Bradshaw dans Sex and the City) incarnent les trois sorcières.

O grimoire, raconte moi une histoire.

Affiche du premier volet disponible sur Disney +

Max Dennison un adolescent est contraint et forcé de quitter Los Angeles pour la ville de Salem dans le Massachusetts. Le soir d’Halloween tout la ville est en effervescence et Max se voit obliger d’accompagner sa jeune sœur Dani pour aller à la chasse aux bonbons. C’est lors de cette nuit de tous les possibles que le jeune homme va rallumer une bougie « magique » qui est au centre d’une légende vieille de 300 ans et ramener à la vie trois sorcières maléfiques.

S’en suivra une nuit d’aventures durant laquelle Max et sa sœur accompagnés d’Allison, camarade de classe de l’adolescent, devront sauver tous les enfants de Salem. En effet les trois sorcières se nourrissent des âmes des plus jeunes afin de rester jeunes et belles à jamais.

Le film est dôle, le rythme est bon même si je pense que j’écris ceci sous l’impulsion de la nostalgie et du plaisir de le redécouvrir en tant que jeune papa. Les 96 minutes passent sans que l’ennui viennent nous sortir de cette histoire au scénario des plus simplistes.

Mais passons sans plus attendre à ce qui nous intéresse le plus aujourd’hui, la suite et le retour des trois sorcières !

De gauche à droite, Kathy Najimi, Bette Milder et Sarah Jessica Parker.

Cette fois-ci la réalisation est confié à Anne Fletcher. Le Grand point positif est le retour du casting original dans cette suite.

Bette Milder, Kathy Najimi et Sarah Jessica Parker enfourchent de nouveau leurs balais; même Doug Jones reprend son rôle de Billy, gentil zombie, Butcherson. C’est du côté des ados que le casting change et la mission de sauver Salem et ses enfants est confiée à Whitney Park, Lilia Buckingham et Belissa Escobedo.

Côté scénario nous reprenons les bases de l’original les sœurs Sanderson sont ramenées à la vie après qu’une jeune personne ait allumé la bougie à flamme noire. S’en suit une nuit d’aventure durant laquelle Becca, Izzy et Cassie (le nouveau trio d’héroïnes) mettront tout en œuvre pour arrêter les trois sorcières.

Malheureusement comme pour beaucoup de suites moins bonnes que le premier ce Hocus Pocus 2 n’échappe à la règle. Clairement le long métrage ne détrône pas son premier opus. Les blagues ne sont pas très dôles et sont surtout un simple copier coller du film de 1993, quel dommage qu’il n’y ait eu aucune originalité de ce coté-ci.

Du coup Sasha ?

En conclusion je dirai que ce Hocus Pocus 2 est en demie teinte. Car bien que la nostalgie fonctionne parfaitement, ce long métrage s’essouffle vite. 29 ans séparent les deux films et cela se sent dans les dialogues. Si le premier volet bénéficiait de la liberté de ton des années 90 il n’en est rien pour Hocus Pocus 2. Néanmoins ce long métrage s’adresse à beaucoup d’entre vous à commencer par les plus jeunes d’entre qui n’ont pas connu l’original mais aussi à toutes celles et tous ceux qui ont connu le premier opus et qui retrouveront avec plaisir et nostalgie Winifred, Sarah et Mary.

Voilà c’est tout pour aujourd’hui et rappelez vous que le plus important reste à découvrir, s’amuser et le partager.

Le journal d’Aurélie Laflamme & Aurélie Laflamme les pieds sur Terre.

Nouvel article dans lequel je vais vous parler de deux longs métrages tout droit venu du Québec.

Alors certes les films dont je vous parle aujourd’hui ne sont pas récents puisque le premier est sorti en 2010 il faudra attendre cinq ans plus tard pour voir l’arrivée du second volet.

Le journal d’Aurélie Laflamme & Aurélie Laflamme les pieds sur terre sont les adaptations des romans éponymes. Écrit par India Desjardins ils racontent l’histoire d’Aurélie, adolescente de 14 ans, qui relate dans son journal intime ses problèmes du quotidien. Le tout est ponctué d’humeur et d’humour.

Concernant les deux longs métrages, le premier est réalisé par Christian Laurence quand le second est lui sous la direction de Nicolas Monette.

Au castings des deux nous retrouvons Marianne Verville dans le rôle principal Édith Cochrane interprète quant à elle, France, la mère d’Aurélie. Aliocha Scheider joue le rôle du petit ami d’Aurélie dans les deux volets.

Le Journal d’Aurélie Laflamme

Aurélie 14 ans un peu perdu dans ce monde depuis la mort brutale de son père, préfère se réfugier dans le sien. Timide et quelque peu maladroite elle passe le plus clair de son temps avec son amie « Kat ». Ensemble elles affrontent la vie de tous les jours. Entre les cours et les premiers émois amoureux Aurélie a du mal à trouver une place, à trouver sa place. Son exutoire, son journal intime dans lequel elle y dépeint avec humour tous ses tracas du quotidien.

Nous sommes avec ce premier opus sur un film d’ado. Il ne se passe pas forcément grand chose et nous pourrions croire à un ennui certain. Malgré tout l’ensemble est plutôt bien réalisé. Le duo mère fille fonctionne bien tout comme celui que forme Aurélie et Kat. La spontanéité et la justesse de Marianne Verville balaye les quelques défaut d’un revers de la main.

Aurélie Laflamme les pieds sur Terre

Si le premier volet est très « enfantin » il n’en est rien du second. Aurélie a grandi et ses préoccupations ne sont plus celles d’une petite fille. Aurélie est dans sa dernière année e lycée

D’ailleurs le rythme du film lui-même est plus soutenu. Les tenants et les aboutissants ont plus de profondeur, le casting s’étoffe avec l’arrivée notable de Lou Pascal Tremblay (dernièrement Jacob Faubert dans la série STAT).

Marianne Verville est tout aussi touchante et drôle que dans le premier volet et l’empathie pour son personnage est immédiat. J’avoue aussi que regarder ce long métrage 7 ans après sa sortie a été aussi pour moi source de nostalgie de mes années lycées, des premiers émois que nous ressentons. Cette période de transition un peu à part. Nous ne sommes plus des enfants mais pas encore vraiment des adultes. Nous y faisons nos premiers choix et devions prendre nos premières « vraies » décisions qui auraient un impact sur un futur plus ou moins proche.

J’ai vraiment apprécié ces deux longs métrages qui dépeignent avec brio la réalité d’une petite fille sur le chemin de l’apprentissage de l’acceptation, d’elle-même, de ses sentiments mais aussi du monde qui l’entoure. J’ai aimé voir cette petite fille devenir une adolescente avec tous les choix que cela implique. Certes les deux longs métrages ne sont pas parfaits mais qu’importe j’ai beaucoup ri et avoue avoir eu les yeux un peu humides.

Voila c’est tout pour aujourd’hui et rappelez vous que le plus important reste de découvrir, s’amuser et le partager.

Piégés

Nouvel article toujours à l’occasion du Festival de la Fiction de La Rochelle 2022 dans lequel je vais vous parler d’une autre série québécoise mais dans un toute autre genre; Piégés.

J’ai eu le plaisir et la chance de pouvoir échanger avec Yannick Savard son réalisateur pour en apprendre un peu plus sur ce phénomène sorti en 2021 outre atlantique.

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Avant de parler de la série peux-tu te présenter pour le public français qui ne te connaitrait pas ?

Yannick : Je suis Yannick Savard, je suis idéateur (créateur) et réalisateur de la série Piégés. J’écris un peu sans me prétendre scénariste, je n’ai pas cette patience-là. Pour cette fiction j’avais écrit un synopsis détaillé qui a plu aux producteurs et aux diffuseurs et nous avons engagé un scénariste pour étoffé la chose.

Peux-tu nous en dire un peu plus sur la série Piégés ?

Yannick : Piégé c’est l’histoire d’un bon père de famille qui se réveille emprisonné dans une cellule sans en connaitre la raison. Il se rend compte qu’il n’est pas le seul à avoir été « piégé » il a quatre autres compagnons de cellule par un individu qu’ils ne connaissent pas.

Comment est né la série ?

Yannick : J’aime les zones d’ombres j’aime les nuances. L’être humain est complexe. J’avais envie de raconter quelque chose, une extension de ce que je vivais au printemps 2020 les confinements, la pandémie, je trouvais ça difficile. J’avais ça en moi, une histoire sombre que j’avais besoin de raconter pour la faire sortir de moi.

Quelles ont été tes influences pour écrire Piégés ?

Yannick : Le cinéma de John Carpenter, le film Cube de Vicenzo Natali, Old Boy de Park Chan- Wook ou encore la série de film Saw. J’aime comme réalisateur le travail avec peu d’acteur car on mise sur le jeu. Il y a aussi des influences de John Carpenter dans la musique de cette série.

Peut-on dire que l’ambiance sonore est l’un des personnages principal de la série ?

Yannick : Totalement ! On a travaillé énormément sur la conception sonore. Chaque cellule a un son, son ambiance, son univers, on voulait ça. Beaucoup de bruit mais très peu de dialogue. La musique est devenue le lien entre tous les protagonistes. Je la trouve importante et elle rend la série anxiogène et tragique.

Piégés joue beaucoup avec la perception du spectateur ?

Yannick : Je suis content que tu le dises car c’est comme cela que nous l’avons tournée.

Les acteurs qui jouaient les victimes connaissaient ils l’identité de l’acteur qui jouait le méchant ?

Yannick : Oui oui ! Je crois au talent des acteurs. Je ne crois pas beaucoup au méthodes d’acting. En revanche je crois en l’esprit d’équipe et de troupe. Je ne voyais pas l’intérêt de séparé le méchant pour ne pas fraterniser avec les gentils. J’aimais beaucoup que l’on soit tous ensemble lorsque que l’on ne tournait pas et raconter des conneries ! Car dix heures de tournage par jour en plein hiver au Québec c’est long ! on avait besoin de s’amuser tous ensemble.

Tu dirigeais beaucoup tes acteurs ou tu les as laissé libres ?

Yannick : Je crois que j’ai beaucoup dirigé, les acteurs seront te le dire (rire) ! On a beaucoup parlé ensemble. Il y a des acteurs que je voyais dès l’écriture comme Jean Philippe Perras qui est un copain avec qui j’ai tourné deux trois séries par le passé. Je voulais un acteur à qui l’on s’attache rapidement.

Le huis clos est quelque chose d’important ?

Yannick : C’est ce que je pense. C’est porteur car on se concentre sur les personnages, tu enlèves tous les artifices et quand ça fonctionne c’est très très efficace. C’est viscéral. J’ai d’ailleurs une nouvelle idée sur un couple qui se sépare mais je n’en dirai pas plus.

Être au Festival de la Fiction de La Rochelle c’est une récompense ?

Yannick : Pour tout te dire j’étais en visio-conférence pour un autre projet quand j’ai reçu un texto. J’ai sauté de joie car c’est vraiment un beau cadeau. En même temps d’être ici aujourd’hui est assez particulier pour moi car je pensais que la vie de Piégés était terminée. La série a eu un bon succès critique au Québec mais je pensais que tout ça était déjà derrière moi.

Que peut-on te souhaiter pour la suite ?

Yannick : Présenter mes créations en France n’était pas un rêve mais l’est devenu grâce à La Rochelle. Je veux continuer à raconter des histoires qui me passionnent et qu’elles soient vues et appréciées.

Dernière question peut-on espérer te voir un jour réaliser quelques chose en France ?

Yannick : J’adorerai ça !

A l’heure où j’écris ces lignes Piégés n’est pas sorti en France et aucune information allant dans ce sens ne m’a été communiqué. Je croise vraiment les doigts sur une potentielle arrivée dans l’hexagone car cette série mérite vraiment d’être vue.

Je termine en remerciant une nouvelle fois Yannick Savard pour son extrême gentillesse et sa grande passion.

Yannick Savard

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