Carthago

Nouvel article dans lequel je vais vous parler d’une sĂ©rie israĂ©lienne : Carthago.

J’ai eu le plaisir de pouvoir Ă©changer avec la comĂ©dienne Carolina Jurczak qui y intĂ©rpĂšte le rĂŽle d’Helena Davidson.

Vous souhaitez voir la bande annonce (en anglais) avant d’aller plus loin ? Cliquez ici !

Je prĂ©cise dĂšs le dĂ©but qu’Ă  l’heure oĂč j’Ă©cris ces lignes je n’ai pu voir que les deux premiers Ă©pisodes de cette sĂ©rie et qu’aucune date de diffusion n’a pour le moment Ă©tĂ© annoncĂ© en France. J’espĂšre de tout cƓur qu’elle arrivera dans l’hexagone tant l’histoire racontĂ© et la façon dont elle est racontĂ©e est remarquablement bien amenĂ©e et rĂ©alisĂ©e.

Comment arrives-tu dans ce projet ?

Carolina Jurczak : À l’origine le projet est trĂšs liĂ© Ă  une histoire qui a vraiment existĂ©, Ă  ce camp lĂ . J’Ă©tais trĂšs attirĂ©e par le fait que l’on parle d’une page dramatique de l’histoire mais que l’on abordre et adapte trĂšs peu. Me concernant le processus a Ă©tĂ© assez long avec beaucoup de mois de casting pour arriver jusqu’au projet. Ce qui est lĂ©gitime la production cherchait un personnage, son personnage qui puisse parler français et anglais. DĂšs le dĂ©part j’ai donc eu recours Ă  une « dialect coach », une coach pour acteur spĂ©cialisĂ©e dans l’accent anglais, afin de me prĂ©parer au mieux.

Quelle a Ă©tĂ© ta maniĂšre de t’approprier le personnage d’Helena ?

Comme je te le disais j’ai beaucoup travaillĂ© en amont avec ma « dialect coach » afin de pouvoir donner Ă  Helena un vĂ©ritable accent anglais. J’ai aussi beaucoup travaillĂ© avec le rĂ©alisateur . Et puis l’Ă©criture a beaucoup changĂ©, parce que dans un projet comme celui-ci il exsite plusieurs prismes de lecture auxquels s’ajoutent les rĂ©alitĂ©s d’un plateau, d’un budget, des acteurs. Il y a aussi ce que l’on appelle aussi les fulgurences d’acteurs lorsqu’ils se dĂ©couvrent une nouvelle possibilitĂ© de jouer et que celle-ci vient sublimer encore plus l’ensemble. D’un cĂŽtĂ© plus pratique j’avais achetĂ© une petite montre que je trouvais jolie et que j’imaginais bien au poignet d’Helena.

OĂč avez-vous tournĂ© et comment Ă©tait l’ambiance de tournage ?

Carolina Jurczak : On a tournĂ© trĂšs rapidement en Colombie Ă  cotĂ© de Medellin. C’est lĂ  que la production a crĂ©Ă© un camp de toute piĂšce au milieu de nulle part. Le premier jour oĂč nous sommes tous rentrĂ©s dans ce camp a Ă©tĂ© un moment lourd d’Ă©motion. Bien Ă©videmment que l’on savait tous que l’on Ă©tait sur un plateau de tournage mais cela n’a pas empĂȘchĂ© au silence de s’installer pendant quelques secondes.

Concerant l’ambiance de tournage c’Ă©tait assez particulier dĂ©jĂ  parce que je connaissais personne, j’Ă©tais la seule française et la seule femme aussi. On venait tous d’origines et d’univers diffĂ©rents(IsraĂ«l, Russie, Angleterre, Irlande
). Nous les acteurs nous nous parlions en anglais, le rĂ©alisateur parlait en hĂ©breux mais parlait en espagnol avec la cheffe opĂ©rateure. C’Ă©tait des longues journĂ©es mais l’ensemble de l’Ă©quipe Ă©tait portĂ©e par une volontĂ©e de rĂ©aliser quelque chose dont tout le monde serait fier.

Il y avait une rĂ©elle volontĂ© par la direction et la production de tourner en anglais leur permettant de raconter leur propre histoire et pouvoir par la suite proposer ce programme Ă  l’Ă©tranger.

DerniĂšre question que j’aime bien poser c’est que peut-on te souhaiter pour la suite ?

(Rires) Plein de challenges, plein de surprises. D’aller lĂ  oĂč l’on ne me voit pas, que Carthago soit vu le plus possible pour espĂ©rer pourquoi pas une saison 2 !

Je tiens une nouvelle fois Ă  remericer Carolina Jurczak pour sa grande gentillesse, sa simplicitĂ© et sa disponibilitĂ© et espĂšre de tout cƓur pouvoir Ă©changer de nouveau avec elle quand Carthago arrivera, je l’espĂšre trĂšs bientĂŽt, en France.

VoilĂ  c’est tout pour aujourd’hui et n’oubliez pas que le plus important reste Ă  dĂ©couvrir, s’amuser et le partager !

Retour Ă  SĂ©oul

Nouvel article et nouveau film avec cette fois le dernier long métrage du réalisateur Franco-Cambodgien Davy Chou :

Retour Ă  SĂ©oul.

Le film nous raconte l’histoire de Freddie, jeune adulte, de retour un peu par hasard en CorĂ©e du Sud pays oĂč elle est nĂ©e. La jeune femme est en quĂȘte de rĂ©ponse quant Ă  ses origines et dans un pays qu’elle ne connait pas.

Vous souhaitez regarder la bande annonce avant d’aller plus loin ? Cliquez ici !

Petit rappel les lignes qui suivent ne contiendront aucun spoil permettant ansi Ă  celles et ceux qui n’ont pas encore vu le film de pouvoir lire cet artcile sans crainte.

Le film aborde le thĂšme de l’adoption et de la quĂȘte d’identitĂ© des enfants qui retourne dans leur pays d’origine.

J’aime quand un film ou une serie parlent d’adoption, Ă©tant moi mĂȘme un enfant adoptĂ©, j’apprĂ©cie de voir des Ɠuvres qui traitent de ce sujet. Le film en question aborde le thĂšme avec les yeux de l’enfant mais aussi avec ceux des parents ayant « abandonnĂ© » la chair de leur chair. Il n’est ici pas question de jugement mais bien de point de vue. Rappelons qu’il s’agit d’une fiction, plutĂŽt rĂ©ussie certes mais d’une fiction.

CĂŽtĂ© casting la prestĂ©tion de Park Ji-Min est Ă©poustouflante. DĂ©jĂ  parce que la jeune femme n’Ă©tait pas « comĂ©dienne » mais dont le naturel nous explose au visage. Elle interprĂšte et porte avec brio ce long mĂ©trage. Louis-Do de Lencquesaing, Yoann Zimmer viennent complĂ©ter le casting francophone. Kwang-rok Oh qui joue le rĂŽle du pĂšre biologique est lui aussi trĂšs poignant. On y dĂ©couvre un personnage qui assume le choix le plus difficile qu’il ait eu Ă  faire de sa vie et qui souhaite que « sa fille » revienne vivre en CorĂ©e, pour cela il est prĂȘt Ă  tout mĂȘme Ă  se fĂącher avec elle.

Bien que rempli de qualitĂ©s, le film n’est pas exempt de tout reproche. Quelques moments de longueur sont Ă  dĂ©plorĂ©s, je regrette que le film soit constament sur un faux rythme. De plus le rĂ©alisateur ne s’attarde pas assez, Ă  mon gĂŽut, sur la difficultĂ© d’ĂȘtre un enfant adpotĂ© qui grandit entre deux cultures bien diffĂ©rentes. J’aurai aimĂ© voir un peu plus d’image de ce beau pays que je ne connais pas.

MĂȘme si l’ensemble n’est pas parfait il n’en n’est pas moins trĂšs hyptnotisant. Son environnement sonore signĂ© JĂ©rĂ©mie Arache est en revanche le Grand plus. TrĂšs rĂ©ussie il vient sublimer l’univers ici proposĂ©.

Je vous invite de tout cƓur Ă  dĂ©couvrir ce long mĂ©trage Ă  en apprĂ©cier son scĂ©nario, Ă  vous laisser embarquer par une histoire des plus touchantes.

Encore une fois les lignes ci-dessus ne rĂ©sultent que d’un ressenti, le mien, et ne sont en aucun cas une vĂ©ritĂ©. Le meilleur moyen de vous forger votre propre opinion est d’aller voir Retour Ă  SĂ©oul.

VoilĂ  c’est tout pour aujourd’hui et n’oubliez pas que le plus important reste Ă  dĂ©couvrir, s’amuser et le partager !

La Famille Asada

Nouvel article dans lequel je vais vous parler de cinéma japonais avec le dernier long métrage de Ryota Nakano :

La Famille Asada.

Si dans l’hexagone le film est Ă  l’affiche depuis le 25 janvier dernier, il n’en est rien au pays du soleil levant oĂč le long mĂ©trage a pu ĂȘtre visionnĂ© il y a dĂ©jĂ  deux ans.

Le film a notamment Ă©tĂ© rĂ©compensĂ© dans son pays d’origine en 2021 avec le prix de la meilleure actrice dans un second rĂŽle pour Haru Kuroki ( qui interpĂšte Wakana Kawakami) et en 2022 au Festival du cinĂ©ma japonais contemporain.

La bande annonce m’avait dĂ©jĂ  bien Ă©mu Ă  laquelle se sont ajoutĂ©s les diffĂ©rents retours plus que positifs de celles et ceux qui avaient dĂ©jĂ  pu poser les yeux sur ce qui semblait ĂȘtre une vraie rĂ©ussite.

Mais bien que les conseils et les avis d’autrui m’intĂ©ressent j’aime me forger ma propre opinion J’Ă©tais donc trĂšs impatient de le dĂ©couvrir.

L’histoire s’est celle de Masashi Asada, le cadet de la famille dont le rĂȘve est de devenir photographe depuis le jour oĂč son pĂšre lui a mis un appareil photo entre les mains. DĂšs lors nous suivons la vie du jeune homme devenu un vĂ©ritable professionnel de la prise de vue et qui s’est mis en tĂȘte de photographier les membres de sa famille dans les situations les plus improbables qui soit.

Vous souhaitez voir ou revoir la bande annonce avant d’aller plus loin ? Cliquez ici !

Vous le savez dĂ©jĂ  mais j’aime rappeler que les lignes qui vont suivre ne contiendront aucun spoil permettant ainsi Ă  celles et ceux qui n’ont pas encore vu le long mĂ©trage de pouvoir lire cet article sans crainte.

J’ai pour habitude lorsque je vous livre un avis d’ĂȘtre le plus objectif possible et de donner, selon moi, les points positifs et nĂ©gatifs.

Pour le coup « La Famille Asada » n’a pour moi aucun point nĂ©gatif. Ce film est une parfaite rĂ©ussite. La rĂ©alisation est soignĂ©e, les acteurs sont magistraux, Kazunari Ninomiya qui joue le rĂŽle principal et que l’on avair pu voir notamment dant « Lettre d’Iwo Jima » de Clint Eastwood est parfait. Les autres membres de la famille sont tout aussi parfaits.

Le film fait passer le spectateur du rire aux larmes avec Ă©motion et simplicitĂ©. J’ai Ă©tĂ© touchĂ© par l’histoire que le scĂ©nario qui se dĂ©veloppait sous mes yeux et n’ai pas vu les deux heures passer. Le film aborde de choses tristes et graves sans tomber dans l’excĂšs ou le sur-jeu.

Pour terminer cet article j’avais envie de vous parler de la fin de ce long mĂ©trage. Elle est inatendue mais peut se deviner et m’a surpris autant qu’elle m’a Ă©mu.

Je vous invite de tout coeur Ă  dĂ©couvrir « La Famille Asada » au cinĂ©ma tant que cela reste possible et bien Ă©videmment en DVD ou bluray quand ces derniers seront disponibles. Il me tarde dĂ©jĂ  de pouvoir redĂ©couvrir ce film qui est pour moi le coup de cƓur de ce dĂ©but d’annĂ©e.

VoilĂ  c’est tout pour aujourd’hui et n’oubliez pas que le le plus important reste Ă  dĂ©couvrir, s’amuser et le partager.

Piste noire

Nouvel article dans lequel je vais vous parler d’une sĂ©rie actuellement diffusĂ©e sur France 2 et dont l’intĂ©gralitĂ© des Ă©pisodes est disponible sur france.tv : Piste Noire.

À la lecture du synopsis j’ai eu l’impression de me diriger vers une version fĂ©minine de « Alex Hugo« .

Une mort suspecte, une enquĂšte policiĂšre qui se dĂ©roule en Haute Savoie, une gendarme dĂ©tachĂ©e sur place. Ce sentiment s’est dissipĂ© au bout de quelques minutes car Piste Noire prend vraiment son indĂ©pendance et rĂ©ussi Ă  tenir en haleine le spectateur tout au long des six Ă©pisodes. Cette sĂ©rie aborde diffĂ©rents thĂšmes comme ceux du don, du dĂ©passement de soi ou de la vengeance.

À l’affiche de cette derniĂšre rĂ©alisation signĂ©e FrĂ©dĂ©ric Grivois nous retrouvons la comĂ©dienne Constance LabbĂ©, Thibault de Montalembert mais aussi Pierre-Yves Bon et MichaĂ«l Abiteboul. Jai eu le plaisir de pouvoir Ă©changer avec les deux comĂ©diens.

Retour sur deux belles rencontres.

PremiĂšre question que j’ai envie de vous poser, comment allez vous ?

MichaĂ«l Abitenoul : Je vais bien, trĂšs bien mĂȘme merci.

Pierre-Yves Bon : ça va pas mal mĂȘme pas mal du tout !

Comment avez-vous atterri dans la série ?

MichaĂ«l Abiteboul : D’abord par amitiĂ© pour Fred Grivois (le rĂ©alisateur) qui travaille rĂ©guliĂšrement avec une famille d’acteurs. Donc on s’inscrit dans une histoire continue avec lui. Fred il laisse beaucoup de place aux acteurs, il a aussi une façon de travailler  un peu Ă  l’amĂ©ricaine qui vient de ses origines canadiennes. Il pas peur du “trop” ou que ça sorte du cadre. Ici mĂȘme sur un personnage trĂšs secondaire il va laisser beaucoup de libertĂ©s. Et puis de toute façon petit ou grand personnage on y met toujours autant de cƓur je crois.

Pierre-Yves Bon : Le rĂŽle de Boris est arrivĂ© comme un cheveu sur la soupe. On a appelĂ© mon agent sans passer par la case casting. Et puis le personnage de Boris m’a Ă©tĂ© proposĂ© Ă  un moment de ma vie durant lequel j’Ă©tais en reconstrcution Ă  la suite d’un grave accident de vĂ©lo. Ce personnage a raissonnĂ© en moi. Je me suis dit qu’il n’arrivait pas par hasard et ce tournage a dĂ©cuplĂ© ma motivation et mon envie de donner vie Ă  ce personnage.

Pierre-Yves, Boris le personnage que tu interprĂštes, est un personnage plus complexe qu’il n’y parait; c’est aussi ton sentiment ?

Pierre-Yves Bon : Tout Ă  fait. Aux premiers abords Boris peut paraĂźtre trĂšs hautain, sur de lui. Bien qu’il soit percutĂ© par les choses il cache toute Ă©motion et surtout il se ment Ă  lui-mĂȘme. Il y a aussi le retour d’Émilie qui vient le percuter de plein fouet mais je n’en dirai pas plus pour laisser le plaisir de la dĂ©couverte Ă  celles et ceux qui n’ont pas encore visionnĂ© l’intĂ©gralitĂ© de la sĂ©rie.

Pierre-Yves Bon

J’ai trouvĂ© dommage que le lien qui unit vos deux personnages ne soit pas plus dĂ©veloppĂ©. Qu’en pensez-vous ?

Pierre-Yves Bon : C’est vrai que ce lien aurait mĂ©ritĂ© un traitement plus aboutti tout comme les non dits entre le personnage de Constance et le mien.

MichaĂ«l Abiteboul : Oui il aurait pu ĂȘtre plus dĂ©veloppĂ© bien sĂ»r mais dans ce qu’il y a dĂ©jĂ  on peut percevoir la relation presque filiale qu’il y a entre les deux. On peut raconter beaucoup avec peu de choses Ă  l’écran. Parfois un regard suffit Ă  dĂ©finir une relation entre deux personnes

Vous avez un point commun tous les deux c’est le thĂ©atre. Qu’est ce qui vous plait dans cet exercice ?

MichaĂ«l Abiteboul : Ah ben le thĂ©Ăątre c’est le travail quotidien, c’est notre base pour beaucoup. Je peux m’en Ă©loigner un temps mais je finirais toujours par y revenir, comme on revient Ă  la maison. Dans des coulisses de thĂ©Ăątre Ă  attendre le moment de rentrer sur scĂšne on est dans une enclave temporelle. C’est un temps suspendu qui pourrait etre hier ou demain ou mĂȘme il y a dix ans. C’est une course de fond sans filet le thĂ©Ăątre.

Alors que le cinema ou la tĂ©lĂ© c’est des suites de sprints avec toujours des gens formidables et trĂšs compĂ©tents pour vous remettre dans le droit chemin quand vous partez vous Ă©taler dans les bottes de paille sur les cotĂ©s de la route.

Pierre-Yves Bon : J’adore les scĂšnes de rĂ©pĂ©titions. J’aime creuser en moi pour trouver le chemin le plus juste qui me permettra de faire vivre le personnage Ă  interprĂ©ter. Actuellement en pleine rĂ©pĂ©tition d’une crĂ©ation originale qui dĂ©butra en fĂ©vrier je prends un plaisir immense Ă  me prĂ©parer.

Sortir de sa zone de confort est quelque chose d’important ?

MichaĂ«l Abiteboul : Un acteur trop confort c’est un acteur un peu mort non? Plus tu vas me proposer un projet compliquĂ©, ou j’aurais quelque chose Ă  apprendre, Ă  me dĂ©passer plus ça va me motiver pour y aller. Le pire pour moi: une Ă©niĂšme scĂšne d’interrogatoire dans un commissariat. LĂ  j’ai envie de crever !

Pierre-Yves Bon : Je pense que c’est pour cela que nous les acteurs nous faisons et aimons notre mĂ©tier. Se confronter Ă  des rĂŽles qui ne nous correspondent pas forcĂ©ment et dans lesquels on ne nous imagine pas.

DerniĂšre question qu’est-ce que l’on peut vous souhaiter pour la suite ?

Pierre-Yves Bon : De continuer à interptréter de beaux rÎles à la télé et aussi au théatre. De continuer à faire de belles rencontres.

MichaĂ«l Abiteboul : De continuer Ă  etre payer pour jouer? C’est gĂ©nial non ? On peut rester enfant mĂȘme si l’image dans le miroir continue de vieillir. Et si parfois ça fait rĂ©flĂ©chir les gens, si ça les fait rire ou pleurer, si ça les interroge sur le monde et provoque des dĂ©bats et bien c’est dĂ©jĂ  formidable. On a tous besoin d’ĂȘtre divertis.

Michael Abiteboul

VoilĂ  c’est tout pour aujourd’hui, je tiens Ă  remercier une nouvelle fois MichaĂ«l Abiteboul et Pierre-Yves Bon pour leur disponibilitĂ© et leur grande gentillesse et n’oubliez pas que le plus important reste Ă  dĂ©couvrir, le partager et s’amuser.

Rencontre avec François Bureloup

Nouvelle semaine et nouvel article dans lequel je vais vous parler de télévision et de cinéma avec une nouvelle rencontre.

Il est des acteurs dont le nom ne rĂ©sonne pas forcĂ©ment mais dont les visages rappellent nombre de sĂ©ries et longs mĂ©trages. François Bureloup appartient Ă  cette catĂ©gorie d’acteur dont on ne retient pas forcĂ©ment le nom mais dont les traits nous sont familiers.

J’ai eu le plaisir de pouvoir Ă©changer avec cet homme gĂ©nĂ©reux et passionnĂ©. Retour sur un moment des plus sympathiques.

Pour celles et ceux qui ne te connaitraient pas qui est François Bureloup ?

François Bureloup : Je suis comĂ©dien de sĂ©rie tĂ©lĂ©, de long mĂ©trage et de publicitĂ©s. J’ai toujours aimĂ© jouer comme peut le faire un gamin mais transposĂ© au mĂ©tier d’acteur. InterprĂ©ter divers personnages, j’ai cette faim de jouer quelque soit le mĂ©dium, quelque soit la durĂ©e. Je prends autant de plaisir Ă  jouer pour une publicitĂ© de deux minutes que pour une sĂ©rie ou un long mĂ©trage.

Es-tu attaché à ton rÎle de Beaudemont dans la série Cherif ?

François Bureloup : Oui et ce pour plusieurs raisons. La premiĂšre c’est que c’est le rĂŽle qui m’a rendu populaire auprĂšs du grand public. La seconde c’est qu’historiquement ce personnage ne devait pas ĂȘtre aussi dĂ©veloppĂ© qu’il l’est. Lors du tournage d’une scĂšne j’ai improvisĂ© en parlant au cadavre, cela a beaucoup plu et c’est devenu la marque de fabrique du personnage. Je trouvais aussi que c’Ă©tait bien d’avoir un personnage un peu fantasque dans une sĂ©rie qui ne l’est pas forcĂ©ment.

Il y a quelques semaines j’ai vu passer sur tes rĂ©seaux sociaux quelque chose dont je voulais absolument parler, c’est un tournage avec Madame Isabelle Adjani. Dis moi tout !

François Bureloup : Pour moi c’Ă©tait un vĂ©ritable cadeau de NoĂ«l. J’en profite d’ailleurs pour remercier JosĂ©e Dayan. J’avais donc une scĂšne avec Madame Isabelle Adjani dans laquelle j’interprĂšte un chauffeur de taxi. Elle a pris le temps d’Ă©changer avec moi entre chaque prise. Elle m’a proposĂ© un axe d’amĂ©lioration sur mon personnage mais avec la plus grande simplicitĂ©. Elle a eu la gentillesse de rire Ă  mes blagues. Pour moi c’Ă©tait un moment hors du temps. Je fais aussi ce mĂ©tier pour ces instants lĂ ; jouer avec des personnes que je voyais moi au cinĂ©ma.

As tu une anecdote un peu particuliĂšre Ă  me raconter ?

François Bureloup : À une Ă©poque de ma vie oĂč je faisais du oneman show comique j’ai jouĂ© devant 2 personnes. Quelques minutes avant le dĂ©but du spectacle, le rĂ©gisseur de la salle dans laquelle je me produisais vient me voir et me dit on annule il y a personne dans la salle. En fait dans la salle il n’y avait pas personne mais un couple. Je suis retournĂ© voir le rĂ©gisseur et je lui ai dit il n’y a pas personne il y a un couple. Ils sont lĂ , je suis lĂ , je joue ! J’ai donc jouĂ© devant deux personnes. Peu m’omporte le nombre de spectateurs je prends autant de plaisir Ă  jouer devant deux personnes que devant mille.

La rĂ©alisation c’est quelque chose que tu aimerais ?

François Bureloup : Non ! (rire) car il y a tout un aspect technique qui ne m’intĂ©resse pas du tout d’une part et je ne m’en sens pas forcĂ©ment lĂ©gitime d’autre part. En revanche mettre en scĂšne des comĂ©diens est quelque chose qui m’intĂ©resse beacoup et que j’aimerai faire.

DerniĂšre question que peut on te souhaiter pour la suite ?

François Bureloup : De garder le mĂȘme enthousiasme, d’aller vers plus de rĂŽles graves et sĂ©rieux que l’on me confie de plus en plus, de jouer la piĂšce Augusitin Mal Ă  Paris, c’est vraiment quelque chose que j’aimerai beaucoup; voilĂ  je lance un appel. Pour finir je dirai que le petit garçon en moi continue Ă  me guider Ă©motionnellement dans mon mĂ©tier.

Je tiens à remercier une nouvelle fois François pour sa grande gentillesse, sa simplicité et sa disponibilité.

VoilĂ  c’est tout pour aujourd’hui et rappelez vous que le plus important reste Ă  dĂ©couvrir, s’amuser et le partager.

Laissez vous guider

Nouvelle article en ce dĂ©but de nouvelle annĂ©e. Avant toute chose je tiens Ă  vous prĂ©senter Ă  toutes et tous mes voeux pour 2023 qui je l’espĂšre vous aportera tout ce que vous dĂ©sirez.

Aujourd’hui je vais vous parler d’un documentaire avec le grand retour de « Laissez vous guider » qui sera diffusĂ© ce mardi 3 janvier Ă  21H10 sur France 2.

PrĂ©sentĂ© comme Ă  l’acoutumĂ© par Lorant Deutsch et StĂ©phane Berne ce nouveau numĂ©ro inĂ©dit nous fait voyager dans le temps nous permettant ainsi une dĂ©couverte de « La Belle Époque« .

ParenthĂšse que certains qualifient « d’enchantĂ©e », ces 44 annĂ©es ont confirmĂ© que Paris Ă©tait la ville de tous les plaisirs.

J’Ă©tais trĂšs enthousiaste quant Ă  l’idĂ©e de pouvoir visionner ce nouveau numĂ©ro avant sa diffusion Ă©tant moi-mĂȘme grand amateur des Ă©pisodes prĂ©cĂ©dents.

Le magnifique voyage dĂ©bute dans le ciel parisien Ă  bord du dirigeable d’Alberto Santos-Dumont, qui rĂ©alisa, Ă  l’Ă©poque, l’exploit insensĂ© de rallier St Cloud Ă  La Tour Eiffel aux commandes de son Ă©norme ballon gonflable.

S’en suit une visite de certains des plus beaux lieux de la capitale. GrĂące Ă  une reconstitution 3D nous avons mĂȘme le plaisir de comtempler des bĂątiments aujourd’hui disparu comme Le Palais des lumiĂšres de l’expoition universelle de 1900 ou encore l’Hyppodrome de la Place de Clichy.

Faire revivre ces bĂątiments est pour moi la piĂšce maitresse de ce documentaire. Un hĂ©ritage laissĂ© aux nouvelles gĂ©nĂ©rations et ce avec l’aide des nouvelles technologies. La boucle est bouclĂ©e.

Ce nouvel Ă©pisode aborde aussi une pĂ©riode (trĂšs courte) trĂšs triste de la vie des parisiens avec la crue du siĂšcle de 1910 durant laquelle plus de 22000 caves furent inondĂ©es et des centaines de rues envahies par une eau glaciale. Revivre mĂȘme virtuellement et tenter d’imaginer le calvaire de ces pauvres gens, piĂ©gĂ©s par les eaux, nous fait prendre conscience que cet Ă©lĂ©ment qui nous est vital peut se transformer en une fraction de secondes en un ennemi redoutable.

Le duo fonctionne toujours aussi bien et ce grùce à une véritable compicité entre les deux présentateurs. Des intervants ponctuels venus apporter des informations complémentaires donnent encore plus de relief.

J’ai pris beaucoup de plaisir Ă  visionner ce nouvel Ă©pisode, les deux heures se sont Ă©coulĂ©es trĂšs vite, trop vite. Les reconstitutions 3D viennnent parfaire un ensemble dynamique et permettre ainsi une immersion des plus agrĂ©ables et des plus rĂ©ussies.

Ce documentaire est pour moi la premiĂšre belle chose Ă  regarder de ce tout dĂ©but d’annĂ©e et je vous invite vivement Ă  le dĂ©couvrir. À savoir que les Ă©pisodes prĂ©cĂ©dnents sont disponibles en DVD.

VoilĂ  c’est tout pour aujourd’hui et n’oubliez pas que le plus important reste Ă  dĂ©couvrir, s’amuser et le partager.

EnquĂȘte Ă  cƓur ouvert

Nouvel article dans lequel je vais vous parler une nouvelle fois de sĂ©rie avec l’arrivĂ©e sur TF1, dĂšs le jeudi 8 dĂ©cembre, « d’EnquĂȘte Ă  cƓur ouvert« .

Cette nouvelle sĂ©rie abordent les thĂšmes de l’adoption et de la greffe d’organe. Étant moi-mĂȘme un enfant adoptĂ© j’Ă©tais donc impatient de dĂ©couvrir une sĂ©rie qui allait quoiqu’il arrive trouver une rĂ©sonnance en moi. J’Ă©tais aussi interrogatif sur la façon dont ces deux sujets qui peuvent ĂȘtre dĂ©licat Ă  aborder allaient ĂȘtre traitĂ©s.

Mes craintes se sont estompĂ©s au fil des 6 Ă©pisodes que compte la sĂ©rie. L’ensemble est juste sans rĂ©elle fausse note. Pas de larmes inutiles ni de fioriture. L’Ă©motion est lĂ  et elle est bien maitrisĂ©e.

CÎté casting nous retrouvons deux valeurs sûres avec Claire Keim dans le rÎle de la mÚre de famille Florence Arrieta et Pierre François Martin Laval (PEF ancien Robin des bois) qui incarne Vincent Arrieta, mari et pÚre de Zoé.

Je m’arrĂȘte un instant sur la magnifique performance des deux acteurs principaux.

C’est avec Jessyrielle Massengo qui incarne ZoĂ© que j’ai eu le plaisir d’Ă©changer pour en apprendre plus sur la nouvelle production de TF1

Ma premiĂšre question, avec le Covid, l’arrĂȘt des tournages et tout ce qui se passe actuellement comment vas-tu ?

Jessyrielle Massengo : Je vais bien. Ca fait du bien de retrouver les plateaux et les castings.

Comment as tu abordé le rÎle de Zoé ?

Jessyrielle Massengo : Il y a eu un an entre le moment oĂč j’ai passĂ© le casting et l’appel qui m’a annoncĂ© que j’avais le rĂŽle de ZoĂ©. AprĂšs avoir lu le scĂ©nario entiĂšrement j’Ă©tais vraiment trĂšs enthousiaste. Il y a des personnes dans mon entourage qui ont Ă©tĂ© adoptĂ© je les ai Ă©coutĂ© et questionnĂ©. Je me suis aussi documentĂ© sur le don d’organe. Plus jeune j’Ă©tais une ado totalement diffĂ©rente de ZoĂ©. C’est ça qui est gĂ©nial avec mon travail, de pouvoir incarner des personnages qui sont loin de ma personnalitĂ© et de dĂ©couvrir la multitude de possibilitĂ©s dans mon jeu d’actrice.

De jouer avec des actrices et acteurs de renom a été une force supplémentaire ?

Jessyrielle Massengo : Clairement ! C’Ă©tait trĂšs enrichissant. Ils m’ont aidĂ© et Ă©coutĂ©. Lors de scĂšnes intense en Ă©motion ils me guidaient en me rassurant et en me donnant des clĂ©s. Le rĂ©alisateur Ă©tait aussi Ă  mon Ă©coute. J’avais des consignes trĂšs claires qui m’ont vraiment permis de jouer le plus juste possible. J’ai la chance d’avoir dĂ©veloppĂ© un vrai lien avec mes parents Ă  l’Ă©cran.

Dans la sĂ©rie ZoĂ© fait du surf et de la danse classique comment t’es tu prĂ©parĂ©e ?

Jessyrielle Massengo : (rires) J’ai eu des cours de surf et de danse classique. J’ai beaucoup appris sur ce tournage et mĂȘme si je n’ai pas vocation Ă  devenir surfeuse ou danseuse classique j’ai aimĂ© pouvoir faire autant de chose sur ce tournage qui a Ă©tĂ© aussi pour moi ma premiĂšre expĂ©rience Ă  l’Ă©tranger puisque nous avons tourner quelques jours Ă  Anvers.

À quelques jours de la diffusion de la sĂ©rie dans quel Ă©tat d’esprit es tu ?

Jessyrielle Massengo : Il y a toujours un peu d’apprĂ©hension. J’espĂšre vraiment que la sĂ©rie va prendre Ă©cho chez les spectateurs. Qu’Ă  notre niveau nous allons pouvoir aussi sensibiliser les gens sur le don d’organe. Bien Ă©videmment que cela reste une fiction mais une fiction qui porte un beau message d’espoir au delĂ  de la dramaturgie de son scĂ©nario.

Que peut-on te souhaiter pour la suite ?

Jessyrielle Massengo : De continuer Ă  vivre ce rĂȘve Ă©veillĂ© qui me suit depuis que je suis toute petite. De raconter de belles choses, diffĂ©rentes de ce que j’ai pu jouer jusqu’Ă  prĂ©sent. Et de jouer un rĂŽle avec de la bagarre !

Jessyrielle Massengo

Je remercie Jessyrielle Massengo pour sa gentillesse, sa disponibilité et sa spontanéité.

VoilĂ  c’est tout pour aujourd’hui et n’oubliez pas que le plus important reste Ă  dĂ©couvrir, s’amuser et le partager.

Willow

Willow disponible depuis le 30 novembre sur Disney+

Nouvel article Ă  l’occasion de l’arrivĂ©e de la sĂ©rie Willow sur la plateforme de streaming Disney+.

Willow ! Ce nom Ă©voque pour beaucoup d’entre vous un souvenir d’enfance. Protagoniste du film Ă©ponyme sorti en 1988 nous voici, 34 ans plus tard, de nouveau aux cotĂ©s de l’un de nos hĂ©ros prĂ©fĂ©rĂ©s.

Mais pour les plus jeunes d’entre nous remontons une nouvelle fois dans le temps grĂące Ă  la DeLorean du Doc !

Comme je vous le disais nous sommes en 1988. RĂ©alisĂ© par Ron Howard, le film est co-Ă©crit et produit par Monsieur Georges Lucas rien que ça ! Nous y suivons les aventures de Willow fermier et jeune magicien amateur qui va tenter, au pĂ©ril de sa vie, de sauver un bĂ©bĂ© dont la naissance annonce la fin du rĂšgne de la tyrannique Reine Bavmorda et dont cette derniĂšre veut absolument se dĂ©barrasser. Tout au long de son pĂ©riple notre jeune magicien fera la rencontre d’alliĂ©s comme Madmartigan (interprĂ©tĂ© par Val Kilmer) afin de mener sa quĂȘte Ă  bien. Je n’irai pas plus loin concernant le long mĂ©trage laissant ainsi le plaisir Ă  celles et ceux qui ne l’auraient pas encore vu de le dĂ©couvrir.

Tu souhaites regarder la bande annonce du film avant d’aller plus loin (Attention les yeux !) ? Clique ici.

Bien Ă©videmment que pour une meilleure comprĂ©hension il est conseillĂ© de regarder le long mĂ©trage original avant d’entamer la sĂ©rie.

Revenons donc à ce qui nous intéresse ici la série.

Plus de trente ans plus tard Airk, le fils de la Reine Sorsha, (interprété par Dempsey Bryk) est enlevé par de diaboliques créatures.

Une « communautĂ© » (le mot est choisi volontairement) composĂ©e de sa sƓur Kit (Ruby Cruz), Jade, jeune chevaliĂšre (Erin Kellyman) et Dove, une servante (Ellie Bamber) partent ensemble Ă  la rencontre de Willow, devenu un puissant et respectĂ© sorcier, afin de lui demander son aide. Ensemble ils partiront dans une nouvelle quĂȘte contre les forces du mal.

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Ron Howard n’est plus derriĂšre la camĂ©ra (mais il produit la sĂ©rie) la tĂąche a Ă©tĂ© confiĂ© Ă  Stephen Woolfenden.

CÎté casting nous retrouvons avec bonheur deux des principaux acteurs du film. Warwick Davis pour Willow, Joanne Whalley pour Sorsha. En revanche et malheureusement pas de Val Kilmer (pour raisons de santé et de Covid).

Visuellement c’est magnifique tournĂ©e aux quatre coins du Pays de Galle la sĂ©rie nous offre des images et des paysages enchanteurs invitant au voyage et Ă  l’aventure.

Au moment oĂč j’Ă©cris ces lignes seuls les deux premiers Ă©pisodes sont disponibles. Comme souvent sur la plateforme amĂ©ricaine un Ă©pisode viendra s’ajouter chaque mercredi et ce jusqu’au 11 janvier 2023 date Ă  laquelle sera diffusĂ© le dernier Ă©pisode des 8 que compte la sĂ©rie.

MalgrĂ© tous les ingrĂ©dients et une bonne dose de nostalgie, Willow, ne convaincra pas tout le monde. J’ai trouvĂ© que certaines choses Ă©taient trop prĂ©visibles et ça gĂąche quelque peu le plaisir quand on voit les choses arriver. De plus certains jeux d’acteurs sont pĂ©nibles et nous sortent de l’univers qui semble assez riche.

Il est encore trop tĂŽt pour dire si oui ou non cette suite sous forme de sĂ©rie sera une rĂ©ussite. En tout Ă©tat de cause elle est pour ma part remplie de potentiel. J’ai aimĂ© l’ensemble prĂ©sentĂ© bien qu’imparfait et je suis assez impatient de dĂ©couvrir la suite des aventures.

Encore une fois les lignes ci-dessus ne rĂ©sultent que de mon ressenti et ne sont en aucun cas une vĂ©ritĂ©. Je vous le rĂ©pĂšte encore et toujours le meilleur avis sera celui que vous vous ferez en regardant cette « Nouvelle Grande Aventure« .

VoilĂ  c’est tout pour aujourd’hui et rappelez vous que le plus important reste Ă  dĂ©couvrir, s’amuser et le partager.

« Qatar – Une dynastie Ă  la conquĂȘte du Monde »

Nouvel article dans lequel je vais vous parler d’un documentaire consacrĂ© Ă  un petit pays dont l’ascension fascine autant qu’elle effraie : le Qatar.

« C’est un pays qui aurait pu ne pas exister » voila comment commence le documentaire qui sera diffusĂ© le 29 novembre prochain Ă  20h50 sur Arte.

Lorsque l’on m’a proposĂ© de le visionner dans l’objectif d’en faire un article j’Ă©tais aussi enthousiaste qu’intriguĂ©. Qu’allais je voir ? Qu’allais je entendre que je ne savais dĂ©jĂ  ? Mais surtout allais je rĂ©ellement dĂ©couvrir quelque chose au cours des 92 minutes que durent ce documentaire ?

Les premiĂšres minutes s’Ă©coulent le reportage est plaisant, les images sont plutĂŽt jolies et je dĂ©couvre un cĂŽtĂ© « bling bling » qui ne me dĂ©plait pas et qui pourrait mĂȘme sous certains aspects m’attirer. D’immenses centres commerciaux aux multiples boutiques toutes plus attirantes les unes que les autres.

Soyons honnĂȘtes qui ne rĂȘverait pas de vivre dans un pays dans lequel tout est payĂ© et ce sans avoir besoin de travailler !

Sans oublier tous les occidentaux venus travailler dans ce nouvel eldorado logés dans de somptueux appartements ou de magnifiques villas avec piscine et climatisation et qui se déplacent dans des 4X4 flambants neufs.

Il serait naĂŻf de s’arrĂȘter Ă  cette simple vision idyllique car le documentaire, d’une indĂ©pendance sans faille, parle du Qatar dans son ensemble et donc de son ascension fulgurante en seulement 30 ans qui est uniquement dĂ» aux milliards de dollars que gĂ©nĂšrent les hydrocarbures.

Car derriĂšre l’ultra luxe et l’opulence financiĂšre se cache, tapit dans l’ombre, un « monstre » qui dĂ©vorent sans aucune pitiĂ© les petits travailleurs immigrĂ©s venus d’Inde, du Pakistan et dont les conditions de travail et la bassesse du salaire sont inhumaines.

Car si les riches qataris et les chanceux occidentaux assistent en ce moment mĂȘme Ă  une coupe du monde de football au combien controversĂ©e, si toutes ces personnes peuvent profiter d’un grand spectacle c’est grĂące Ă  toutes ces petites mains invisibles, Ă  tous ces ouvriers morts sur les chantiers dans l’indiffĂ©rence la plus totale.

Le documentaire aborde aussi le dĂ©sastre climatique que ce pays grand comme la Corse Ă  causĂ©. Ce dĂ©sastre ne rĂ©sulte que de l’ambition sans limite d’une Dynastie qui n’a qu’une idĂ©e en tĂȘte son unique et seul profit au dĂ©triment de tout le reste.

J’ai apprĂ©ciĂ© ce documentaire qui parle sans dĂ©tour de la success story du pays le plus riche au nombre d’habitants et de sa face cachĂ©e nettement plus sombre.

Je vous invite rĂ©ellement Ă  le dĂ©couvrir en essayant de laisser tous les aprioris que vous pourriez ou avez dĂ©jĂ  surement sur le Qatar mais en n’oubliant pas que « c’est un pays qui aurait pu ne pas exister » et qu’il est aujourd’hui au centre de l’Ă©chiquier planĂ©taire.

VoilĂ  c’est tout pour aujourd’hui et n’oubliez pas que le plus important reste Ă  dĂ©couvrir, s’amuser et le partager.

H6R3

Nouvel article aujourd’hui dans lequel je vais vous parler d’une sĂ©rie documentaire avec la diffusion ce jeudi 24 novembre d’H6R3 sur france.tv.

ComposĂ©e de 6 Ă©pisodes cette sĂ©rie que dis-je cette Ă©popĂ©e car oui ce que nous invite Ă  suivre le rĂ©alisateur Tomasz Namerla est une vĂ©ritable Ă©popĂ©e. Celle d’un homme que beaucoup ont cru fou lorsqu’il a annoncĂ© au monde sa volontĂ© de proposer 24 heures de thĂ©Ăątre, de Shakespeare le tout d’affilĂ©.

Mais qui est cet extraterrestre qui pense qu’en 2022 des gens seraient intĂ©ressĂ©s pour s’enfermer une journĂ©e entiĂšre dans l’obscuritĂ© d’un thĂ©Ăątre ?

Il s’agit de Thomas Jolly metteur en scĂšne et acteur de thĂ©Ăątre qui est derriĂšre la nouvelle adaptation de la comĂ©die musicale mondialement connue : Starmania.

Mais non seulement Thomas Jolly a donc eu cette idĂ©e dĂ©passant tout entendement mais ne s’arrĂȘtant pas en si bon chemin son choix Ă©tait de rĂ©unir deux de ses piĂšces emblĂ©matiques. Henry 6 et Richard 3. Rien que ça !

J’avoue que lorsque l’on m’a proposĂ© dĂ©crire un article Ă  ce sujet je ne savais pas vraiment oĂč je mettais les pieds.

Ma passion pour les personnes qui Ă©crivent et surtout racontent des histoires n’ayant fait qu’une bouchĂ©e de mes craintes je me suis laissĂ© porter par le gĂ©nie de Thomas Jolly et les images de Tomasz Namerla.

Je n’ai pas Ă©tĂ© déçu. AprĂšs la claque visuelle prise en regardant l’intĂ©gralitĂ© de cette sĂ©rie documentaire j’ai voulu tout savoir, tout comprendre !

Le meilleur moyen a Ă©tĂ© pour moi d’Ă©changer avec le rĂ©alisateur d’H6R3 Tomasz Namerla.

Retour sur une entrevue dont la simplicitĂ© n’a d’Ă©gale que sa sincĂ©ritĂ©.

Tomasz bonjour, ma premiÚre question, aprÚs que tu aies vécu cette aventure hors norme, comment vas-tu ?

Tomasz Namerla : TrĂšs bien, je sors tout juste d’un tunnel de plus de six mois de retour chez moi Ă  Nantes essayant de reprendre le cours d’une vie « normale » avec l’apprĂ©hension des quelques jours prĂ©cĂ©dant la rencontre de la sĂ©rie et du public. Mais ça va bien.

J’aime beaucoup le titre H6R3 comment a t-il Ă©tĂ© choisi ?

J’avais dix mille idĂ©es en tĂȘte !J’ai eu carte blanche personne n’a Ă©tĂ© interventionniste que ce soit avec France 3 Pays de La Loire et mĂȘme avec la troupe de Thomas. Je ne voulais pas centrer le titre sur le nom de Thomas, j’ai eu beaucoup de propositions comme Phoenix parce que se sont deux piĂšces qui renaissaient de leurs cendres puis H6R3 s’est imposĂ© naturellement. Ce nom de code, ce nom utilisĂ© en interne par les Ă©quipes, a pris une rĂ©sonnance forte avec cette histoire de famille.

On sent que, malgrĂ© la camĂ©ra et ton Ɠil extĂ©rieur, tu faisais partie Ă  part entiĂšre de la troupe c’est ton ressenti ?

Tomasz Namerla : À la base il s’agit d’un scĂ©nario de 50 pages, qu’il a fallut prĂ©senter Ă  France TĂ©lĂ©vision et au CNC. Je l’ai Ă©crit suite aux repĂ©rages et aux nombreuses conversations et rencontres avec Thomas et ses Ă©quipes. Ce qui a Ă©tĂ© gĂ©nial pendant le tournage de cette sĂ©rie documentaire, c’est que la rĂ©alitĂ© a dĂ©passĂ© le scĂ©nario. Chacune, chacune, malgrĂ© tout ce qu’il leur est arrivĂ© – Avignon, Les MoliĂšres, une forte reconnaissance mĂ©diatique – sont restĂ©s concentrĂ©s sur le travail Ă  accomplir et ils m’ont naturellement accordĂ© leur confiance avec une extrĂȘme gĂ©nĂ©rositĂ©. Loin des plateaux de mĂ©dias, j’ai pu filmer des moments intimes des diffĂ©rents membres de cette famille artistique, tout en restant dans une forme de pudeur ou d’élĂ©gance. C’Ă©tait aussi pour moi l’occasion de vivre un moment unique car un tel spectacle, cela n’arrive pas tous les jours (rires). Comme ils me l’ont tous dit « j’ai signĂ© avec eux pour cette aventure Â». De ce fait, la principale difficultĂ© a Ă©tĂ© de poser Ă  la fois un regard extĂ©rieur tout en traversant une multitude d’émotions tout au long du tournage. NĂ©anmoins, grĂące aux Ă©changes rĂ©guliers avec la cheffe monteuse, j’ai pu garder un certain recul et raconter Ă  la fois des moments d’émerveillement ainsi que de tensions tout Ă  fait naturels dans une telle aventure humaine. D’ailleurs le chuchotement que j’ai utilisĂ© n’a pas Ă©tĂ© choisi par hasard, il reflĂšte l’aspect intime de ce monument de thĂ©Ăątre. 

On voit beaucoup des protagonistes pleurer. On en oublie souvent que les larmes peuvent aussi ĂȘtre de joie, tu as eu des larmes toi aussi ?

Oui ! Beaucoup. La fatigue, la pression qui retombe tout ça a fait qu’un moment le corps lĂąche. Je vais me rĂ©pĂ©ter mais la rĂ©alitĂ© Ă  « grave » dĂ©passĂ© le scĂ©nario. Toute la troupe m’a tant donnĂ©e j’ai passĂ© des journĂ©es entiĂšres avec eux. J’ai vĂ©cu cette aventure comme aucune autre.

Tu as conscience de ce que tu as réalisé ?

Tomasz Namerla : Oui, non, (rires) c’est compliquĂ©. Comme je te le disais je commence tout juste Ă  sortir du tunnel et Ă  digĂ©rer les derniers mois. Je pense que je prendrai vraiment conscience quand j’aurai les premiers retours du public.

DerniĂšre question que j’aime poser, que peut on te souhaiter pour la suite ?

Tomasz Namerla : Pour la suite (rires) avant tout qu‘H6R3 rencontre son public car au delĂ  du travail et de l’implication que j’y ai mis je vais me permettre de reprendre tes propos, il s’agit effectivement d’une Ă©popĂ©e, celle de Thomas et de toute son Ă©quipe dont le collectif a donnĂ© corps et Ăąme Ă  un projet titanesque Ă  un projet qui dĂ©passait chacune et chacun d’entre eux Il n’Ă©tait question que d’une chose rĂ©ussir l’impossible et je crois que c’est chose faite.

Merci Ă  Thomas Jolly ainsi qu’Ă  toute sa troupe pour l’immense travail accompli, mais aussi et surtout merci Tomasz Namerla (photo ci-dessous) de m’avoir fait vivre plus de 182 minutes de bonheur, de rires et de larmes. Merci d’avoir bien voulu partager avec moi le temps d’un instant tes Ă©motions.

VoilĂ  c’est tout pour aujourd’hui et n’oubliez pas que le plus important reste Ă  dĂ©couvrir, s’amuser et le partager.

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