Piégés

Nouvel article toujours à l’occasion du Festival de la Fiction de La Rochelle 2022 dans lequel je vais vous parler d’une autre série québécoise mais dans un toute autre genre; Piégés.

J’ai eu le plaisir et la chance de pouvoir échanger avec Yannick Savard son réalisateur pour en apprendre un peu plus sur ce phénomène sorti en 2021 outre atlantique.

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Avant de parler de la série peux-tu te présenter pour le public français qui ne te connaitrait pas ?

Yannick : Je suis Yannick Savard, je suis idéateur (créateur) et réalisateur de la série Piégés. J’écris un peu sans me prétendre scénariste, je n’ai pas cette patience-là. Pour cette fiction j’avais écrit un synopsis détaillé qui a plu aux producteurs et aux diffuseurs et nous avons engagé un scénariste pour étoffé la chose.

Peux-tu nous en dire un peu plus sur la série Piégés ?

Yannick : Piégé c’est l’histoire d’un bon père de famille qui se réveille emprisonné dans une cellule sans en connaitre la raison. Il se rend compte qu’il n’est pas le seul à avoir été « piégé » il a quatre autres compagnons de cellule par un individu qu’ils ne connaissent pas.

Comment est né la série ?

Yannick : J’aime les zones d’ombres j’aime les nuances. L’être humain est complexe. J’avais envie de raconter quelque chose, une extension de ce que je vivais au printemps 2020 les confinements, la pandémie, je trouvais ça difficile. J’avais ça en moi, une histoire sombre que j’avais besoin de raconter pour la faire sortir de moi.

Quelles ont été tes influences pour écrire Piégés ?

Yannick : Le cinéma de John Carpenter, le film Cube de Vicenzo Natali, Old Boy de Park Chan- Wook ou encore la série de film Saw. J’aime comme réalisateur le travail avec peu d’acteur car on mise sur le jeu. Il y a aussi des influences de John Carpenter dans la musique de cette série.

Peut-on dire que l’ambiance sonore est l’un des personnages principal de la série ?

Yannick : Totalement ! On a travaillé énormément sur la conception sonore. Chaque cellule a un son, son ambiance, son univers, on voulait ça. Beaucoup de bruit mais très peu de dialogue. La musique est devenue le lien entre tous les protagonistes. Je la trouve importante et elle rend la série anxiogène et tragique.

Piégés joue beaucoup avec la perception du spectateur ?

Yannick : Je suis content que tu le dises car c’est comme cela que nous l’avons tournée.

Les acteurs qui jouaient les victimes connaissaient ils l’identité de l’acteur qui jouait le méchant ?

Yannick : Oui oui ! Je crois au talent des acteurs. Je ne crois pas beaucoup au méthodes d’acting. En revanche je crois en l’esprit d’équipe et de troupe. Je ne voyais pas l’intérêt de séparé le méchant pour ne pas fraterniser avec les gentils. J’aimais beaucoup que l’on soit tous ensemble lorsque que l’on ne tournait pas et raconter des conneries ! Car dix heures de tournage par jour en plein hiver au Québec c’est long ! on avait besoin de s’amuser tous ensemble.

Tu dirigeais beaucoup tes acteurs ou tu les as laissé libres ?

Yannick : Je crois que j’ai beaucoup dirigé, les acteurs seront te le dire (rire) ! On a beaucoup parlé ensemble. Il y a des acteurs que je voyais dès l’écriture comme Jean Philippe Perras qui est un copain avec qui j’ai tourné deux trois séries par le passé. Je voulais un acteur à qui l’on s’attache rapidement.

Le huis clos est quelque chose d’important ?

Yannick : C’est ce que je pense. C’est porteur car on se concentre sur les personnages, tu enlèves tous les artifices et quand ça fonctionne c’est très très efficace. C’est viscéral. J’ai d’ailleurs une nouvelle idée sur un couple qui se sépare mais je n’en dirai pas plus.

Être au Festival de la Fiction de La Rochelle c’est une récompense ?

Yannick : Pour tout te dire j’étais en visio-conférence pour un autre projet quand j’ai reçu un texto. J’ai sauté de joie car c’est vraiment un beau cadeau. En même temps d’être ici aujourd’hui est assez particulier pour moi car je pensais que la vie de Piégés était terminée. La série a eu un bon succès critique au Québec mais je pensais que tout ça était déjà derrière moi.

Que peut-on te souhaiter pour la suite ?

Yannick : Présenter mes créations en France n’était pas un rêve mais l’est devenu grâce à La Rochelle. Je veux continuer à raconter des histoires qui me passionnent et qu’elles soient vues et appréciées.

Dernière question peut-on espérer te voir un jour réaliser quelques chose en France ?

Yannick : J’adorerai ça !

A l’heure où j’écris ces lignes Piégés n’est pas sorti en France et aucune information allant dans ce sens ne m’a été communiqué. Je croise vraiment les doigts sur une potentielle arrivée dans l’hexagone car cette série mérite vraiment d’être vue.

Je termine en remerciant une nouvelle fois Yannick Savard pour son extrême gentillesse et sa grande passion.

Yannick Savard

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